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Culture

ANIMATION A TIPASA Un riche programme culturel pour agrémenter les soirées de Ramadhan

Publié par Houari Larbi
le 20.05.2019 , 11h00
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C’est sous l’égide de la direction de de la maison de la culture Ahmed-Aroua de Koléa qu’un riche programme culturel a été lancé en ce mois sacré du Ramadhan. Selon ses initiateurs, ce programme de festivités se prolongera durant tout le mois de mai 2019 et s’étalera jusqu’à l’Aïd El-Fitr de cette année.
Cette activité festive à Koléa qui s’inscrit dans le cadre du mois de Ramadhan a démarré, rappelons-le, dès la première semaine de ce mois sacré.
Ce programme d’animation culturelle a vu la participation de quatre formations théâtrales, dont deux de Koléa et deux de Fouka. Quant aux soirées de la chanson andalouse, ce furent les formations de Nassim Essabah, celle d’El-Kaissaria et celle d’El-Rachidia, toutes issues de la ville de Cherchell, qui y participèrent ; nous avons vu aussi la participation de la troupe d’El-Gharnatiya et d’El-Bachtarziya, en provenance de Koléa, ainsi que la troupe Slimaniya de Hadjout. Pour les formations de chaâbi, nous avons recensé des troupes en provenance de Hadjout, Koléa, Bou Ismaïl, Bou Haroun, Fouka et Boumerdès, mais aucune de Cherchell.
Il convient de préciser par ailleurs  que lors de ces veillées dont la quasi-totalité démarre à partir de 22h30, les femmes musiciennes et chanteuses brillèrent par la faiblesse de leur nombre, excepté les formations de Nassim Essabah, El-Gharnatia, El-Bachtarzia de Koléa et El-Kaissaria de Cherchell qui participèrent avec des effectifs féminins renforcés.
Lors de cet événement, une famille cherchelloise, présente à ces soirées koléennes, s’est déclarée «agréablement envoûtée par les rythmes des jeunes artistes présents, mais aussi par l’orchestre Er-Rachidia de Cherchell, la troupe Slimania de Hadjout et, enfin, par les formations de El-Kaissaria et Nasim Es Sabah de Cherchell, qui se sont distinguées par des noubas exécutées avec brio, à l’image des prestigieux orchestres El-Kaissaria et El-Rachidia.
D’autres mélomanes, fans irréductibles de l’andalou, précisèrent que «ce programme festif est le bienvenu, mais il pèche par l’absence de plusieurs professionnels du chaâbi et de l’andalou, à l’instar du maître M’hamed El-Annabi, de cheikh Hakem, mais aussi du chantre et maître du chaâbi, Aïssou Mohammed, son incontournable mandole et son orchestre composé de maître Tainza Mustapha et de Houadji».
Quant au programme d’animation culturelle pour la période de ce Ramadhan tel que proposé par la direction de la Maison de la culture de Koléa, il se déroulera essentiellement dans la ville de Koléa, à 50 km de Cherchell et à 30 km du chef-lieu de la wilaya de Tipasa, mais aussi à 100 km de la ville de Damous, un autre haut lieu du chaâbi. 
Nous n’avons remarqué aucune participation des célébrités nationales qui aiment évoluer traditionnellement lors de ces festivités chaâbi et andalou de Koléa, à l’instar de Nadia Benyoucef et de Hamidou. On se désole aussi de l’absence de participation des célèbres virtuoses de l’andalou, en l’occurrence Dalila Ferhi, détentrice du 1er prix du Conservatoire d’Alger et élève des maîtres Kamal Belkhodja et Rezki Hafidh de la troupe d’El-Fekhardjia d’Alger. Quant à Lamia Maadini, une autre virtuose de l’andalou, elle reste une grande absente avec sa version algéroise du prélude de Salah Bey et son autre mélopée andalouse Ferhat Kalbi qui aurait pu envoûter jusqu’au tréfond de la mélodie mélancolique, très ovationnée et applaudie par le public de Koléa et de Tipasa.
De même que ce fut l’absence de l’inimitable Leila Benmrah, une autre révélation de la mélopée andalouse algérienne qui pouvait emballer le public de Koléa avec ses voluptueuses et savoureuses sika, ses neklab sika, suivies de noubate et de nesraf. Leila Benmrah, dont le style et l’art musical sont spécifiques au style de la troupe d’El Mansourah d’oran a acquis une réputation qui rivaliserait sans conteste avec la diva marocaine Ronda Bahaa, elle-même spécialiste du chant gharnati. 
Leila Benmrah, quoique d’une simplicité extrême, reste en mesure, selon des observateurs avertis, d’avoir la même envergure musicale dans le chant andalou que la musicologue tunisienne Syrine Benmoussa, experte en oud et en malouf et ses dérivés, digne héritière du maître du malouf tunisien, Tahar Gharsa, maître des secrets de la composition.
N’omettons pas d’évoquer lors de cet événement l’absence des deux prestigieuses étoiles montantes de l’andalou et membres de l’Orchestre national andalou, en l’occurrence la majestueuse Hania Bakhti, une autre experte du oud et du mandole, avec la prodigieuse Chabni Nousra qui fut, elle aussi, d’une magie talentueuse dans ses rythmes de la mélopée andalouse.
Ainsi, Leila Benmrah, qui s’est distinguée à Tlemcen lors de l’ouverture des cérémonies comptant pour la capitale de la culture islamique, reste un repère et une référence musicale pour ces jeunes talents. Ainsi, ce mois de Ramadhan contraste avec les rituelles soirées musicales et récréatives des années précédentes du fait que les traditionnelles villes culturelles et musicales de la wilaya de Tipasa, en l’occurrence Koléa, Hadjout, Cherchell, Bou Ismaïl et Tipasa n’ont pas toutes participé en force ; nous avons remarqué l’absence des traditionnelles associations musicales, notamment celles de messieurs Saâdi Abdelkader, Bouabdellah et Dahel, appelé affectueusement Grosbois. Il convient de signaler que Hadjout, Blida et Cherchell restent un incontournable foyer de la chanson andalouse de part l’existence de plusieurs écoles de musique andalouse dirigées par des maîtres de renom de l’andalou, à l’instar de cheikh Hakem et Ghobrini Abdeldjelil, eux-mêmes élèves des prestigieux Fakhardji, Ben Achour et Hadj Mahfoudh. Dans ce cadre, il convient de noter l’étonnement des mélomanes de Cherchell, en constatant l’absence d’événements musicaux depuis plusieurs années des mini-festivals de la chanson andalouse, auxquels participèrent les prestigieuses formations de musique andalouse El Awtar de Tlemcen, ibn Badja de Mostaganem, Riadh el Andalouss de Blida, Ezziriya de Miliana, El-Kourida de Annaba. Autant de célèbres et prestigieuses formations nationales  ont répondu présentes aux invitations d’El-Rachidia, d’El-Kaissaria de Cherchell et de Nassim El Sabah. Dar El-Gharnatia de Koléa s’est distinguée quant à elle en organisant lors des périodes estivales passées de soirées musicales, animées.
Outre cette heureuse initiative d’autres non moins célèbres associations, à l’instar d’El-Fen El-Açil de Koléa et El-Bachtarzia de la même ville, contribuèrent à leur façon pour  participer à ces traditionnelles et rituelles manifestations des patrimoines culturel et musical.
Ainsi, selon cheikh Aïssou, un chantre régional du haouzi et du chaâbi dira à propos de ce programme, «on aurait souhaité voir une plus grande participation de jeunes graines d’artistes et des individualités, mais aussi, pouvoir apprécier les potentialités du Chenoua, de Gouraya, de Tipasa, de Cherchell, de Sidi Ghilès et de Menaceur».
Houari Larbi

 

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