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Entretien

Ali Kahlane, Consultant formateur en transformation et maturation numérique. Vice-président du Think Tank CARE, au Soir d’Algérie : «La “numérisation” du pays : une stratégie et des plans à construire»

Publié par Mokhtar Benzaki
le 18.02.2021 , 11h00
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Entretien réalisé par Mokhtar Benzaki
Dans le contexte de relance économique et de modernisation de la gouvernance à tous les niveaux de l’Etat, l’utilisation des technologies du numérique s’impose tout naturellement, sa mise en œuvre doit être sans délai. Mais, pour relever ce défi, l’Algérie doit se doter d’une vision et d’une stratégie du numérique à la hauteur du potentiel du pays. Pour ce faire, un plan en 5 axes est proposé.

Le Soir d’Algérie : La transformation ou la transition numérique semble avoir été une véritable arlésienne quant à sa prise en charge effective dans notre pays. 
Pourquoi ?
Ali Kahlane :
Dans la courte histoire de l’appropriation des technologies en général et celles du numérique en particulier, notre pays a élaboré, depuis l'indépendance, trois plans nationaux dans le domaine informatique. De nos jours, ce sont plutôt les mots numérique et digital qui sont utilisés, et ce, depuis que l’ordinateur est dans nos poches et que l’internet permet à nos doigts d'accéder à toute la connaissance du monde, tout en y participant.
Le premier plan informatique algérien a été initié en 1968. Il a permis la création de la première école d’ingénieurs informaticiens d’Algérie ainsi que d’Afrique et de la zone Mena. C’est l’actuelle ESI, créée en 1969. Ce plan s’est muni d’un Commissariat national à l’informatique (CNI) afin de le piloter et suivre son application. Après juste 7 ans de son indépendance, le jeune Etat algérien avait réussi à accompagner et réussir l’informatisation de nombre de structures qui pouvaient l’être à l’époque.
C’est ainsi que le centre CCP, Sonatrach, Air Algérie, Sonelgaz et des services du MDN, dont le centre payeur et la direction du matériel pour ne citer que les plus importants s’étaient équipés et utilisaient l’outil informatique pour leur fonctionnement normal. L’Algérie se payait même le luxe d’accompagner des pays africains pour l’étude et la mise en place de leur informatique tels que la Tunisie, le Niger, la Mauritanie, etc.
Le second plan qui a été lancé au début des années 1980 a permis à l’Entreprise nationale des systèmes d'information (Ensi) de  non seulement prendre en charge la fourniture des équipements et logiciels dont avait besoin notre économie mais de surtout tenter l’indépendance technologique en construisant des mini-ordinateurs (Mitra 125) et des modems. A la même époque, les premiers travaux sur l’arabisation de l’informatique allaient bon train en son sein. Pour l’histoire, c’est un Algérien qui a permis au premier Word d’être arabisé et dont Microsoft a acquis la licence illimitée.
Le troisième plan, le célèbre e-Algérie, a été élaboré et finalisé à la fin 2008. Il est lancé dès le début 2009 pour permettre à notre pays de regagner la place qu’il avait et surtout intégrer la nouvelle donne technologique qui était les télécommunications sans fil et internet. Il devait nous propulser dans la cour des grands et espérer capitaliser sur la qualité de notre enseignement et le réservoir d’ingénieurs et de techniciens ainsi formés. Il n’en était malheureusement rien. Le programme est abandonné dès mars 2009. Une «informatisation» débridée s’en est suivie.
La technologie et son acquisition prennent le pas sur une appropriation effective et un développement structurant des TIC. En 2020, selon des études indépendantes (celle de l'institution qui en avait la charge n’a jamais été faite), le taux de réalisation des objectifs de ce plan qui en contenait une dizaine avec 1000 actions, seuls 25-35% auraient été réalisés. Les raisons profondes de cet échec ont déjà été longuement développées par ailleurs et internet est là pour les restituer. Nous pouvons les résumer par l’absence de leadership politique pour imposer son application.

On ne parle que de numérisation depuis un peu plus d’un an. Un ministère a même été créé pour ce faire. S’agit-il de scanner tous les documents du pays pour en simplifier l’accès ?
Il ne se passe pas un jour sans que nos gouvernants, la presse ou nos universitaires parlent de transition numérique ou de transformation numérique ou simplement de numérisation. Trois vocables, trois expressions pour définir une action. La transformation numérique sonne comme une expression de techniciens, d’ingénieurs, de chefs de projet de technologies innovantes. 
L’expression «transition numérique» semble mieux aller pour les managers, les politiques et les administrateurs. Alors que la «numérisation», qui est supposée simplifier le concept et préciser l’action, elle en affaiblit l’impact par son sens générique : «Scanner des documents pour les numériser.» C’est la faute à Apple. En 2008, pour marquer un changement d’ère, un nouveau mot est adopté : le «numérique», de nombreux experts le préfèrent au franglais «digital». C’est l’iPhone 3G, cet ultime outil, qui va accélérer la révolution numérique.
D’importants investissements ont été réalisés et des résultats obtenus dans le pays, dans le domaine des TIC. Pourtant, des déclarations du président de la République lui-même à ceux de certains responsables du secteur parlent de retard dans le domaine.
Il est indéniable que des actions d’envergure importante ont été réalisées dans notre pays. Il n’y a pas de doute que l’Algérien des années 2020 est beaucoup mieux outillé et mieux servi en termes d'utilisation des technologies du numérique que celui du début des années 2000. Si des insuffisances sont constatées et relevées, cela est essentiellement dû à un développement qui se faisait par à-coups, par touches conjoncturelles avec peu de coordination entre les acteurs, très souvent au détriment d’une mutualisation des ressources humaines et matérielles. 
Maintenant il est vrai qu’à un moment où notre pays initie et met en place une stratégie nationale de l’intelligence artificielle, il ne doit plus être permis que le citoyen, pour communiquer avec son administration, continue à devoir se déplacer, en plus uniquement les jours de visite (1 ou 2 fois par semaine) et que les institutions, d’une manière générale, continuent à bouder la communication par mail aussi bien en interne qu’en externe.
Il est vrai que de nombreux plans de transformation ont été lancés avec le succès que nous connaissons. La grande nouveauté est que la volonté politique pour que les choses changent est manifestement là et surtout au plus haut niveau, quelque chose qui manquait en 2009. L’essentiel est de tenir le cap dans la durée avec une stabilité et ce soutien politique pour sa mise en œuvre.

Une vision, une stratégie, e-Algérie en avait. Ce programme a pourtant terminé sur un échec et  fini par être abandonné. Comment rattraper le retard et relancer la machine ?
A la lumière de l’échec du dernier plan et les enseignements de différentes tentatives et actions esseulées, il va falloir un plan d'urgence qui s'inscrive dans une stratégie «light». Celle-ci doit s’articuler autour de 5 axes principaux et doit être accompagnée pour au moins les 3 prochaines années pour espérer atteindre un point de non-retour. Passons-le rapidement en revue.
Le premier axe est le développement des usages dans les secteurs privé et public. Il va falloir accélérer le développement des services e-gouvernement, en les incorporant systématiquement dans les plans de tous les ministères. Une première priorité sera d’activer l’Agence nationale de développement du numérique, qui a été créée en janvier 2020 et est non encore opérationnelle.
Cette agence sera utilement en charge pour fédérer et accélérer la conception et la réalisation des initiatives numériques au sein des structures publiques et assurera la mise en œuvre des plans numériques de l’Etat et, par voie de conséquence, de tout le secteur économique. Elle devra aider à la mise en place d’infrastructures techniques communes pour le compte de l’Etat (Data centers, équipes d’ingénieurs de haut niveau, VPN et Cloud public, sécurité et veilles multidisciplinaires centralisées…). Elle sera doublée d’un observatoire avec des acteurs publics et privés clés. Enfin, il faut accélérer les adoptions, en simplifiant le cadre réglementaire, pour l’essor du e-commerce, le e-paiement, du paiement mobile, de la signature et de la certification électronique ainsi que de la généralisation de l’identité numérique pour simplifier les relations du citoyen avec son administration.
Le deuxième axe est la promotion de l’innovation pour favoriser l’émergence d’un tissu de sociétés locales, start-up et microentreprises. La création d’un fonds pour les start-up ainsi que leur labellisation, qui permettra entre autres un accès privilégié à la commande publique, vont dans le bon sens pour structurer l’écosystème de start-up dans un cadre national qui implique les entrepreneurs, les financements, les universités et les grandes entreprises. L’Algérie dispose d’une filière TIC balbutiante avec de petits intégrateurs (<100 employés), de nombreux importateurs/revendeurs d’équipements et des représentations principalement commerciales de quelques grandes multinationales. De nombreuses start-up émergent de plus en plus facilement grâce à un écosystème favorable. Il reste que l’encadrement doit suivre pour qualifier le plus de start-up possible  et surtout les amener vers le stade de l’accélération dans des temps raisonnables pour ultimement venir alimenter la sphère économique. L’Etat a grandement facilité la création d’incubateurs. D’un incubateur public depuis une dizaine d’années, il existe actuellement des dizaines à travers le pays. Il faut associer sérieusement la diaspora algérienne à tous les programmes. Elle aura un rôle à jouer en tant qu'investisseuse et entrepreneure pour faire bénéficier le pays de son expertise avec un véritable transfert de technologie dont notre économie numérique a tant besoin. Sur un autre registre, il serait grand temps, par exemple, d’exiger des multinationales TIC d’investir dans le développement du tissu du numérique national. Les multinationales comme Microsoft, Google, Oracle ou IBM ont des démarches mondiales de développement de l’innovation dans les pays dans lesquels elles opèrent. Comme le Microsoft Innovation Center ou le Google Innovation Labs.
L’Etat algérien pourrait exiger de ces entreprises de développer leur présence au-delà de la seule présence commerciale pour contribuer à développer l’écosystème TIC local grâce à l’ouverture de ces centres d’innovations accompagné de programme d’encouragement et de coaching des entreprises et des start-up locales. L’Algérie, grâce à sa proximité linguistique et culturelle avec l’Europe et la France en particulier (troisième marché technologique européen), offre une excellente plateforme pour développer l’offshoring et l'outsourcing. Le Maroc et la Tunisie ont déjà pris position sur ce marché. Toutefois, les grands acteurs indiens de l’IT restent à capter. L’Europe est un territoire de croissance pour ces acteurs, grâce à une diplomatie économique, l’Algérie pourrait devenir une base arrière pour ces acteurs et se développer en Europe.
Le troisième axe est une gouvernance modernisée. Pour accompagner cette mutation, une clarification des responsabilités des cinq entités MNS (ministère de la Numérisation et des Statistiques), MPT (ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique), ARPCE (Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques), l’ANDN (Agence nationale de développement du numérique) et le Conseil de la concurrence, est nécessaire. Au-delà de l’ARPCE (ex- ARPT), qui devrait renouer au plus vite avec ses missions principales, pour plus de légitimité, pour la régulation des équilibres économiques du marché des télécommunications en toute impartialité. Cette autorité devrait aussi travailler en bonne intelligence et en étroite collaboration avec le Conseil de la concurrence. Elle ne devrait accepter aucune «ingérence» de l’exécutif notamment celui du MPT dans les missions régulatrices de l’ARPCE ainsi que du marché qui contient des entreprises publiques et privées.

Il faut rappeler que l’ARPCE, de par la loi, jouit d’une indépendance totale. Il est primordial de mettre fin aux conflits d’intérêts entre le MPT, actionnaire unique du groupe télécom Algérie (Algérie Télécom, Mobilis, Algérie Télécom satellite et Algérie Télécom Europe) et les opérateurs télécoms privés. Cet état de choses a été une source d’interférences importantes du MPT dans de nombreuses décisions de l’ARPCE pour, in fine, ne défendre que les intérêts du groupe télécom Algérie. Des décisions qui pourraient être contraires aux dispositions juridiques régissant ce secteur conformément à la loi.
Le MPT a un rôle-clé à jouer pour mettre en place un cadre favorable au déploiement d’infrastructures (droits de passage, mise à la disposition d’offres de fibre pour le déploiement des opérateurs, incitations au câblage des immeubles, accès aux services à valeur ajoutée...). Il doit également jouer son rôle en tant qu’actionnaire du groupe Télécom Algérie pour son redressement effectif et l’accélération du déploiement des réseaux et ainsi promouvoir tout le secteur.
Le Conseil de la concurrence doit pouvoir jouer son rôle, à terme, de contrôle des marchés de détail ayant atteint un niveau de maturité, en premier lieu le marché mobile pour faciliter l’entrée des start-up dans les solutions MVNO et OTT ainsi que le réservoir de tous les services à valeur ajoutée pouvant être générés. Par ailleurs, la création de l’Agence nationale de développement numérique en janvier 2020 est l’une des meilleures nouvelles depuis la promulgation de la loi 2000-03 (août 2000). 
Elle ouvre le marché des télécoms en permettant à l’Algérie de rentrer de plain pied dans le monde numérique et avoir la chance de jouer dans la cour des grands. Incidemment, pour rappel, il est bon de rappeler que l’une des raisons pour laquelle e-Algérie n’avait pas fonctionné, en plus du manque de leadership politique, c’était justement l'absence de structure indépendante supranationale pour en piloter la mise en œuvre.
Les enjeux de notre transformation numérique transcendent les ministères. Son pilotage devrait être au plus proche des plus hauts centres de décision (Présidence ou Premier ministère) pour lui assurer toutes les marges de manœuvre.
En plus du leadership politique, comme celui que le président de la République a dernièrement accordé aux start-up, la plus sûre des voies pour réussir la transformation numérique de notre pays est d’avoir une vision et une stratégie, une feuille de route multisectorielle et des programmes de développement transversal, un cadre légal approprié et des applications intersectorielles.
La gestion de cette feuille de route devrait tout naturellement être confiée à cette nouvelle Agence de développement du numérique qui aura pour mission de définir la vision numérique de l’Algérie et prendre en charge le suivi de la réalisation des projets avec tous les ministères concernés. Le développement de nos TIC, jusqu’à présent, a démontré que la transformation numérique ne se décrète pas. Un ministère ne peut raisonnablement informatiser un autre ministère alors même que lui-même se débat en son sein pour réussir sa propre informatisation, son numérique.
 Le quatrième axe est la mise en place d’une infrastructure de réseau flexible, nécessaire à l’essor des TIC. Il est plus qu’urgent d’ouvrir la boucle locale pour favoriser le dynamisme sur le fixe et le mobile, et dynamiser cet écosystème. Le développement des réseaux à haut et très haut débit permettra celui d’un marché du fixe concurrentiel.
Dans cette optique, une solution possible et moins coûteuse en investissements consiste à permettre aux opérateurs mobiles actuels d’entrer sur le marché fixe à haut débit par la conversion de leurs licences «mobile» en une licence «fixe-mobile 3G/4G» avec des obligations d’investissement pour développer de manière raisonnable et progressive un backbone, couplé à l’accès à la boucle locale d’Algérie Télécom pour fournir des offres de services compétitifs aux clients finaux.
AT détient la plus grande infrastructure, elle est essentielle à l’essor de la filière numérique, le plus grand dispositif de contact-client et les plus gros moyens de déploiement. Il est fondamental de poursuivre son déploiement dans la boucle locale avec l’aide de l’Etat pour raccorder les 12 millions de logements et d’entreprises. En parallèle, il est important de redresser AT pour en faire une locomotive du secteur. Cela doit se faire autour de trois grands axes, la proximité client, l’efficacité opérationnelle en alignant ses pratiques aux standards internationaux. 
AT pourrait connaître un renouveau managérial en modernisant son mode de management avec de nouveaux talents internes ou externes à l’entreprise.
Le pays s’est lancé dans la construction d’un million de logements et de nombreux projets de promotions immobilières sont en cours pour des habitations et des bureaux. Des incitations fiscales pourraient être envisagées pour encourager le raccordement des nouvelles constructions aux réseaux fibres, en particulier. Les dispositifs du numérique existants doivent inciter l’équipement en technologies du numérique. Leur adoption dans l’entreprise reste faible. L’équipement de base serait bien sûr exclu de ces incitations. L’investissement des finances publiques dans ces incitations sera amorti par les gains de productivité et le développement d’une filière digitale à valeur ajoutée.
 Le cinquième et dernier axe concerne le développement des talents. Il est vital de former des ingénieurs et des managers pour la nouvelle économie. Il faudrait encourager le développement d’autres écoles d’envergure régionale dans les spécialités de l’économie numérique. De nombreuses formations aux nouvelles technologies existent, un des instituts phares (comme l’ESI à Oued Smar) pourrait évoluer pour proposer une formation moderne et plus adaptée aux nouveaux modes de travail des TIC (développement agile, liens avec les entreprises, formation sur la base d’un projet personnel d'entreprendre, l’intelligence artificielle embarquée…). Cette école pourrait devenir, à l’instar de l’Ecole 42, une institution phare dans la zone Mena grâce à des partenariats avec des entreprises TIC et des écoles similaires à l’étranger pour s’insérer dans l’écosystème digital mondial.
L’inscription des technologies du numérique dans les programmes dès l’école primaire ou le collège devrait être effective dans les plus brefs délais. Elles sont devenues une nouvelle langue, les enfants y sont exposés bien avant de l’être dans le cadre de leur formation scolaire.
 Des cours devraient être proposés dès le plus jeune âge aux enfants pour les familiariser avec les outils de travail de leur temps qui sont dorénavant indispensables dans leur vie d’adulte et celle de leurs enfants.

Comment se présentent les perspectives du numérique en Algérie ?
La pandémie de Covid-19, que la terre entière subit depuis bientôt un an, accélère l’utilisation et l’usage des technologies tout en bouleversant profondément nos habitudes de travail, de consommation, de divertissement ainsi que la manière de nous informer et de nous former. Elle a acté des changements de paradigmes qui touchent toutes les sociétés, qu’elles soient développées ou pas, riches ou pauvres. La pandémie a aussi montré l'importance de la technologie dans notre pays et, à bien des égards, nous donne, du coup, une opportunité pour amorcer la bonne transformation numérique, elle est la chance que l’Algérie doit saisir. Nous savons que le secteur du numérique a le plus fort effet d'entraînement et le plus puissant des leviers de développement de tous les secteurs de par sa transversalité effective, avec une facilité de déploiement à la mesure de sa nature. La prospérité de l’économie de notre pays et la croissance de son PIB passent par la maîtrise et la réussite de son numérique.
Depuis que l’internet est devenu, tout à la fois, l’outil indispensable et un moyen incontournable à tout développement, sa puissance fédérative en a fait qu’aucun secteur, de quelque nature qu’il soit, ne peut plus s’en passer et certainement pas l’économie dont il est dorénavant l’un des principaux moteurs s’il n’est tout simplement pas le seul quand il s’agit du commerce en ligne.
A l’aune de la nouvelle révolution industrielle dite «Industrie 4.0», la transformation numérique, bien comprise, adoptée et convenablement appliquée, suivie et menée à bon port est l’occasion en or pour nous rassembler, faire converger nos volontés et nos énergies, elle nous donne la capacité de pallier les insuffisances actuelles pour l’essor de notre économie, nous conduisant vers la prospérité et le plein emploi qui sont autant de garants pour la paix, la démocratie et la justice sociale. Il ne faut jamais l’oublier, le numérique présente pour notre pays bien plus d’opportunités que de risques.
M. B.

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