Rubrique
Été 2018

MASCARA Un été somme toute ordinaire

Publié par M. Meddeber
le 04.08.2018 , 11h00
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Le mois de juillet s’achève comme il a commencé avec une canicule quelque peu particulière à telle enseigne que les artères de la ville sont désertes durant la journée. C’est le train-train quotidien avec très peu de citoyens qui osent braver le soleil de plomb. Les achats quotidiens eux s’effectuent le matin. Parmi ceux qui sont en congé ou ne travaillent pas, l’on s’adonne à de longues siestes. Ce n’est qu’à la tombée du jour quand la température devient plus clémente que la vie reprend.
Les rencontres quotidiennes entre voisins et amis se renouvellent à proximité des domiciles et sur les trottoirs. Certains vont récupérer le bout de cartons qu’ils avaient caché la veille pour s’asseoir. Les cafés commencent alors à faire le plein et les clients parlent de tout et de rien, oisiveté oblige. Les prix des fruits et légumes alimentent les discussions.
En circulant dans la ville nous apercevons parfois des bambins qui font trempette dans les jeux d’eau. Il est établi que ne part pas en vacances qui veut. Il y a les privilégiés qui ont le loisir de passer ces jours au bord de la mer et puis pour les petites bourses c’est une escapade le temps d’une journée vers El Mactaâ ou les plages environnantes de Mostaganem ce qui fait le bonheur des enfants qui, à leur retour, font des jaloux parmi leurs camarades qui rêvent de goûter aux plaisirs de la mer.
Dans les quartiers, les enfants s’amusent comme ils peuvent et à l’instar des adultes, ils se bousculent dans les divers stades de proximité où à la faveur de l’éclairage les parties de football se prolongent jusqu’à une heure avancée de la soirée.
Longues sont les nuits dans la cité Emir-Abdelkader où les cafés avec terrasses font le plein tout comme ces établissements qui s’apparentent à des crémeries. La satisfaction cette été c’est la rupture avec le calvaire de l’AEP qui s’est installé depuis de longues années.
Globalement, dans tous les quartiers de la ville, l’eau arrive quotidiennement et pour preuve, le ballet des citernes de vendeurs d’eau a disparu. Dans l’ensemble des quartiers de Bab Ali en passant par la cité Bel Air jusqu’aux quartiers périphériques, il y a comme une paisibilité retrouvée. La cité 936 logements, le faubourg Boulilef ainsi que la cité Menekba qui était il n’y a pas longtemps un endroit chaud avec des violences nocturnes fréquentes sont au demeurant sécurisés. La présence policière a eu son effet. Un phénomène n’est plus observé, c’est celui des chiens errants qui peuplaient certains quartiers au grand dam des citoyens. Restent les moustiques qui infestent certaines zones urbaines. La démoustication s’opère de nuit avec des engins qui vaporisent des insecticides et un épais nuage de fumée apparaît et qui met du temps à s’estomper pénétrant jusqu’aux domiciles causant ainsi des agréments. Ce sont là les dégâts collatéraux et tant pis pour les asthmatiques.
La pollution sonore engendrée par les motocyclistes de jour comme de nuit a pris fin. Il y a comme une quiétude retrouvée et d’autre part les casques de protection chez les motocyclistes ont fait leur apparition.
Pour ce qui est de la gestion de la cité et particulièrement celle des ordures ménagères, c’est une autre paire de manches. La saleté, l’on vit avec. Elle est d’une omniprésence sidérante. Faut croire que l’incivisme est génétique. L’entreprise chargée du ramassage de ces ordures se débat dans des problèmes d’ordre financier. Et même les particuliers qui mettent à la disposition de celle-ci leurs camions butent sur l’irrégularité du paiement de leur prestation. Les agents de nettoiement, avec qui l’on converse parfois lors de leur passage, évoquent leurs conditions socioprofessionnelles. Ils ont failli débrayer ces jours-ci. Sur les réseaux sociaux, les citoyens n’en finissent pas d’alerter les pouvoirs publics sur leur cadre de vie devenu exécrable. L’on a tenté de consacrer des journées voire des campagnes à la propreté mais c’est comme un coup d’épée dans l’eau. Propreté et environnement ne se décrètent pas.
M. Meddeber

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