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RELIZANE

Les rats envahissent la cité

Les rats envahissent les logements évolutifs à la nouvelle ville Adda-Benada et les habitants, redoutant la propagation de maladies, lancent un cri d’alarme en direction des autorités locales. 
Au sein de cette cité édifiée dans les années 1990, les logements ne respectent en rien le plan initial, traçant le cadre précis de leur évolution. Résultat, après deux décennies de gestation, aucune bâtisse individuelle ne ressemble à l’autre, aucun respect des premiers plans d’alignement et partout des coins et des recoins dans lesquels la population des rats a trouvé son eldorado. 
En plus, comme l’a si bien fait observer un élu à l’APC de Relizane, chargé de l’assainissement, de l’hygiène et de la santé, «les rats sont attirés par l’amoncellement d’ordures ménagères et autres détritus qui jonchent les placettes et les ruelles de cette cité. 
Et de fait, malgré les plans d’enlèvement des ordures ménagères organisés par l’APC de Relizane, les dizaines de monticules que ne cessent de renouveler les habitants attirent les rats par dizaines et par centaines d’individus et dans ces conditions le développement démographique n’a pas de limite». Habituellement la taille des populations arvicoles évolue en fonction des quantités alimentaires mises à leur disposition. En pleine campagne en année humide et de bonne pluviométrie, leur nombre augmente en fonction de la récolte de grain (blé, orge, avoine, maïs). 
En milieu urbain, la mauvaise gestion des rejets organiques et autres, comme c’est souvent le cas dans nos cités, entraîne une surpopulation arvicole locale, mais attire d’autres rats, les fameux rats des champs qui, comme les chacals et les renards, trouvent la compagnie des hommes fort profitable et délaissant les friches et les jachères préfèrent se rapprocher des zones habitées où l’on fait bombance. Il n’est donc pas surprenant qu’avec un tel banquet, les rats des villes et les rats des champs se donnent rendez-vous à la lisière de cette zone habitée devenue une véritable corne d’abondance. L’APC est en mesure de fournir les produits anti arvicoles.
Mais les rats sont très malins et risquent de ne pas y toucher aussi longtemps, qu’à côté subsistent de savoureux et variés repas servis à la carte avec les ordures ménagères.
A. Rahmane