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RELIZANE

L’informel ne désarme pas

Il fallait s’y attendre : l’informel ne désarme pas. Il attend aux aguets la moindre faille du dispositif policier mis en place depuis quelques mois par la plus haute autorité de la wilaya pour mettre un terme à ce fléau. Malins !
Ces vendeurs à la sauvette choisissent le moment idéal pour étaler leurs marchandises consacrées aux effets scolaires. Vers le milieu de la journée, quand le soleil est à au zénith, et sachant que la relève des forces de sécurité prend une et parfois deux bonnes heures, ils achalandent à même le sol crasseux toute leur panoplie d’effets scolaires à la qualité douteuse et certainement toxiques s’agissant des crayons noirs et de couleur.
A des prix imbattables, toute cette marchandise d’origine chinoise dont la qualité est connue par ses innombrables défauts ne dure pas plus d’une semaine, comme ces stylos Bic cédés à 5 DA la pièce dont l’encre dégouline et provoque des taches indélébiles dans des trousses dont la durée de vie n’excède pas une semaine.
Ceci pour la qualité des produits proposés à une clientèle qui n’est pas regardante et qui ne se préoccupe que de ce que contient le porte-monnaie.
Une clientèle malheureusement nombreuse et qui est, cette année, doublement rançonnée (Aïd et rentrée des classes). Alors toxicité, articles factices sont des termes qui ne sont pas pris en compte mais qui sont finalement préjudiciables d’une part pour la santé des enfants scolarisés surtout dans le primaire et, d’autre part, pour le porte-monnaie car ces parents, pressés d’en finir, vont, encore une fois, devoir y recourir.
La manne financière générée par la vente de ces produits est colossale. Pour ceux qui envoient ces adolescents vendre leurs marchandises en leur concédant un pourcentage, c’est un enjeu important et ils ne désarmeront certainement pas. Leur stratégie est l’usure et pensent que tôt ou tard, le dispositif mis en place par la wilaya fléchira et alors ils reviendront en force reprendre les leviers du commerce, tuant ainsi les détaillants qui payent régulièrement leurs impôts et qui concourent à résorber le chômage.
Ces derniers ont commencé à reprendre espoir et ne cessent de dire : «Pourvu que ça dure !» C’est aux autorités de les rassurer, et une fois pour toutes.
A. Rahmane