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Faits divers

Douar Ouled Bensalah à Mascara Quand la noyade de deux jeunes vous fait découvrir la réalité de la localité

Publié par M. Meddeber
le 03.07.2018 , 11h00
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Ce vendredi, le malheur a frappé les deux familles Benatia et Bentouhami du douar Ouled Bensalah, situé à 3 km du chef-lieu de commune Froha, dans la wilaya de Mascara. Avec la canicule, les jeunes Abou-Bakr-Esseddik et Menaouer ainsi que d’autres camarades à eux se rendent sur le site d’un bassin d’irrigation dont le projet, avant-nous appris, est en cours de réalisation par une entreprise privée. Quelques instants plus tard, le douar est alerté par des informations faisant état de la noyade des deux jeunes adolescents cités plus haut.
Quand les éléments de la Protection civile arrivent sur les lieux, il était déjà trop tard. Le lendemain après l’enterrement des deux jeunes, les citoyens de la localité, appelée communément Sidi Benmoussa parce que s’y trouve le mausolée du même nom, fermeront la RN6 menant vers Saïda bloquant ainsi la circulation.
Ce dimanche, nous nous sommes rendus sur les lieux du chantier et constaté que le bassin est rempli d’eau saumâtre. Autour de celui-ci, il n’y a aucune protection. Au douar, chez la famille Benatia et leurs concitoyens, la douleur est encore vive. A côté de nous, le jeune Ali, frère jumeau de Abou-Bakr-Esseddik, l’un des deux noyés, ne réalise pas encore ce qui était arrivé. Il était atterré.
Après ceci, nous visitons la famille Bentouhami du deuxième défunt et là aussi, c’est la même ambiance funèbre. A l’unisson, les habitants des lieux dénoncent l’absence de protection du bassin qui est un danger permanent.
Un citoyen nous déclare qu’il était intervenu pour tenter de repêcher les noyés, mais compte tenu de la profondeur d’eau de 4 mètres, selon une autre source, il n’y arrivera pas. Bloquer la circulation était la seule alternative pour alerter les autorités, déclarera un autre, en tenant toutefois à s’excuser auprès des usagers de la route. La douleur ne les empêche pas d’évoquer leur quotidien dans cette localité où prévaut un sentiment d’oubli et de malvie.
Les habitants de ces habitations éparses nous déclarent qu’en l’absence de salle de soins, leurs femmes étaient contraintes de se déplacer à Froha pour une simple injection poursuivant qu’ils faisaient face à problème de transport puisque le bus ne fait pas d’arrêt devant leur localité.
Les jeunes, eux, désœuvrés nous racontent leur malvie. Ils se morfondent en l’absence de moyens de distraction. «Nous n’avons même pas d’aires de jeux», nous déclarera l’un d’eux.
Après le drame, une enquête a été ouverte et l’on apprendra qu’il a été décidé de réaliser une protection autour du bassin.
M. Meddeber

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