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Le Soirmagazine

Eclairage Comment se débarrasser de ceux qui s'incrustent

Publié par Naïma Yachir
le 04.08.2018 , 11h00
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On en connaît tous au moins une. Une de ces personnes sans scrupules ni respect, qui ont pour règle de vie de profiter des autres en général et de vous en particulier, parce que vous êtes d'une nature bienveillante, loyale et altruiste. Il y a cependant différents niveaux d'incruste, définis par la durée bien sûr mais aussi par la fréquence et le degré d'envahissement produit par le squatteur. Il faut donc commencer par identifier le type de parasite auquel vous avez affaire. Ensuite, vous pourrez appliquer la meilleure méthode pour vous en débarrasser.

Le pique-assiette
Descriptif : c'est un opportuniste. Il est un peu moins sans gêne, cependant, il ne ratera jamais une occasion de profiter à fond de vos invitations et de tout ce qu'il peut vous taxer. C'est assez facile de le repérer : il va se jeter sur les salés que vous aurez servis avec les jus et sodas pour en manger un maximum, il se resservira deux ou trois fois à table, il n'a pas eu le temps d’acheter des cigarettes, il n'a plus de forfait internet sur son mobile et a un peu froid, t'aurais pas un pull à lui prêter ?
Comment s'en débarrasser : une fois qu'il est là, c'est trop tard. Mais comme vous savez désormais à quoi vous en tenir, vous ne l'inviterez plus !

Le qui-se-fait-embêter
Descriptif : le qui-se-fait-embêter va venir chez vous pour se «désennuyer», généralement le vendredi après-midi, quand vous avez envie d'être peinard. Il arrive toujours à l'improviste, les mains vides bien sûr, il s'impose et va tout naturellement s'installer dans votre canapé en vous demandant de lui préparer un café. Là, il va s'engluer le plus longtemps possible, attendant que vous lui proposiez de rester dîner, ou alors il vous fera comprendre subtilement ce qu'il attend de vous : «Je suis fatigué. Je casserais bien une dalle, tu as quoi à manger ?» Faites gaffe, vraiment : si vous ne le renvoyez pas très vite, ce parasite reviendra tous les vendredis et dès qu'il s'ennuie. 
En effet, ce type de personnage est très collant. Il essaye  de (se) convaincre qu'il a une vie sociale.
Comment s'en débarrasser : soyez très clair. «Tu attendras d'être invité pour venir ici» devrait suffir. Il le prendra sûrement très mal, mais il finira par comprendre.

Le profiteur
Lui aussi arrive toujours les mains vides («j'ai pas eu le temps»). Il va manger comme quatre pour bien profiter de cette nourriture qu'il n'a pas payée (ni aidé à préparer, évidemment) et vise, dès le début, l'incruste pour la nuit. «Je suis crevé, je suis incapable de prendre le volant, je vais dormir ici.» Le lendemain, vous constaterez qu'il a vidé le réservoir  d'eau  pour sa douche, qu'il a boulotté la brioche du petit-déjeuner avec le reste de beurre et qu'il est devant votre ordinateur, avec son portable en charge dans la cuisine (il a fouillé pour trouver un câble).
Comment s'en débarrasser : la première option est de lui dire aussitôt : «Pas de problème, je te raccompagne.» Sinon, plan B le lendemain matin. Le profiteur va exploiter le plus possible le fait que vous dormiez encore. Donc levez-vous avant lui, très tôt, histoire de bien lui pourrir le réveil et virez-le sans lui laisser la chance d'en placer une : «T'as l'air en pleine forme. Tiens, voilà tes clés, allez, rentre bien.» S'il résiste, soyez franc («je veux être tranquille») plutôt que d’inventer un mensonge foireux impliquant l'arrivée imminente d'une tante et de ses quatre enfants. Puis retournez finir votre grasse matinée.

Le pique-assiette profiteur qui-se-fait-embêter de fin de soirée
Comme son nom l'indique, il est un concentré de tous les cas décrits plus haut. C'est le radin par excellence, le crevard suprême, le parasite premium. Il a pourtant un domicile et n'est pas particulièrement fauché puisqu'il profite largement des autres. Il vous invitera peut-être chez lui une fois par an, avec au maximum deux personnes en plus, soi-disant parce que son appart’ est trop petit (quand vous, vous faites des fêtes à 25 dans votre deux-pièces). En bon pingre qui se respecte, il vous servira de la grenadine et un repas de qualité médiocre. Il passe ses vacances dans sa famille (pour lui, famille = gratuit), prend ce qu'il y a de plus cher quand il est au resto avec des amis, mais exige de diviser la note parce que «pas de chichis entre nous, on partage». C'est le genre aussi à se défiler dès qu'il est question de rendre service. 
Comment s'en débarrasser : en ne l'invitant plus nulle part et en l'envoyant bouler aussitôt qu'il tente une opération d'incruste. De plus, ce modèle de squatteur agit de la sorte avec tout le monde.

Le looser
C'est le copain qui vient de perdre son boulot ou le cousin qui s'est fait larguer. Il a besoin de soutien moral ou d'un petit dépannage de logement pour deux, trois jours, pas plus. Mais, insidieusement, il s'installe, prend ses marques, devient de plus en plus envahissant en vous assurant chaque jour :  «Ne t'inquiète pas, je vais me reprendre, tu vas voir.» Or, il est toujours là un mois plus tard. Il glande toute la journée devant la télé ou/et sur votre ordi, vous laisse gérer courses, cuisine, ménage, lessive, etc., et n'a aucune intention de participer financièrement au fonctionnement du logement. Il justifie son oisiveté par un manque de motivation dû au «traumatisme» qu'il vient de subir (le looser est souvent grandiloquent) et est complètement évasif lorsqu'il s'agit d'argent («je te revaudrais ça»).
Comment s'en débarrasser : Si c'est vraiment un ami qui s'enfonce malgré lui, vous saurez l'aider. Si c'est un boulet toxique et fauché qui n'est là que pour profiter de votre gentillesse, là encore il faut faire preuve de fermeté et l'ultimatum reste le plus efficace. Donnez-lui quelques jours (ou 2 heures, selon votre degré de ras-le-bol) pour quitter les (vos) lieux. Pendant cette durée, verrouillez votre ordinateur avec un mot de passe (ou coupez internet quand vous êtes absent), ne lavez plus son linge, mettez ce qui lui appartient et qui traîne dans un sac ou un carton, ne cuisinez plus pour lui, n'achetez à manger que pour vous et au fur et à mesure des repas. Vous pouvez aussi couper le courant et l'eau quand vous n’êtes pas chez vous. Si cela ne lui met pas la puce à l'oreille, demandez l'aide des copains pour lui expliquer qu’il est indésirable et qu’il doit vite débarrasser le plancher.
Source Internet

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