Rubrique
Les choses de la vie

Ghoul, le Drabki, Bouchouareb et les autres...

Publié par Maâmar Farah
le 10.10.2019 , 11h00
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Sorti pour ramasser les dernières figues de Barbarie de la saison et remplir quelques bidons de l'eau de cette source millénaire qui coule près des ruines de Madaure, j'ai eu le malheur de faire une méchante chute qui a brisé mon humérus gauche. Immobilisé pour une longue période, je ne sais quand je pourrai reprendre ma vie normale. En attendant, voici quelques anciens billets qui reviennent cette semaine à travers notre fenêtre hebdomadaire.

Foutez le camp !!!
Le nom de M. Bouchouareb, cité dans le scandale «Panama Papers», est sur la bouche de la majorité des Algériens qui attendent de lui un seul geste : démissionner de son poste.
Au lieu de cela, il nous sort l'histoire d'un «complot» des milieux hostiles aux nouvelles orientations de l'industrie algérienne ! Oui, il y a complot, mais contre MM. Bouteflika, Poutine et El Assad dont les noms ne figurent pas dans les documents publiés !  Mais, on ne peut pas considérer le fait de citer une société qui appartient bel et bien au ministre algérien comme un «complot». 
Comment et pourquoi la presse française, liée au pouvoir quand il s'agit d'intérêts stratégiques de son pays, peut-elle monter une quelconque cabale contre un homme qui a si admirablement servi les entreprises de l'Hexagone dans le cadre, justement, de cette «nouvelle stratégie industrielle» ?
Publié le 10 avril 2016

Secteur non stratégique
Le gouvernement algérien décide de supprimer la règle des 51/49 pour les secteurs non stratégiques. A commencer par la publicité, le moins stratégique de tous les secteurs ! Une société internationale s'installe à Alger, une très grosse boîte, et commence à traiter avec les journaux. La publicité provenant des entreprises publiques pleut sur ladite société. Tant mieux, se dira Sellal. Et Ouyahia, auteur de la fameuse circulaire, se gratte la tête : «Et si la pub était un secteur stratégique ?»
Mahieddine est journaliste depuis une douzaine d'années. Il pense que c'est le moment de créer un nouveau canard. Il lui faut beaucoup d'argent et... de la publicité. Il va voir un chef de service de la grande société internationale. On le reçoit gentiment. A la fin de l'entretien, on lui dit que tout dépend de la décision que prendra le grand manitou qui occupe le bureau du fond. Il y va et il lit, sur la porte : «Colonel Faouzi».
11 juin 2014

Les lignes rouges de Ghoul
Pour Amar Ghoul, le mouvement «Barakat» met la sécurité et la stabilité du pays en péril ! Quelques dizaines de personnes, occupant à peine un trottoir, inquiètent de plus en plus de monde du côté officiel. Se peut-il que ces jeunes, affichant un pacifisme qui frôle l'angélisme, mais avec des mots d'ordre politiques forts, soient dangereux à ce point pour, qu'en plus des dizaines de fourgons qui les embarquent, toutes les sensibilités bouteflikiennes se mettent à leur tirer dessus ? Y compris d'ailleurs Mme Hanoune qui devrait revenir à ses fondamentaux de trotskiste, se rappeler l'agit-prop de sa jeunesse et arrêter de s'égarer dans les appareils. Nul n'a le monopole de la défense de la stabilité de l'Algérie et le chantage à l'ingérence étrangère ne peut justifier l'immobilisme. Au lieu de fustiger les journalistes anti-4e mandat, posez-vous une seule question : Bouteflika a-t-il les moyens de prendre les rênes du pays pour cinq années supplémentaires ? Répondez en votre âme et conscience...
Pour revenir à Ghoul, ses lignes rouges, il devrait les retracer sur l'autoroute Est-Ouest où elles ont été effacées par les vents de la corruption. Quand on a dirigé la construction d'une œuvre sujette aux pires malversations et quand on a le triste privilège d'avoir fait payer au Trésor public le kilomètre le plus cher au monde, on devrait être moins agressif vis-à-vis de ces demoiselles et de ces jeunes hommes pleins d'énergie qui n'ont, eux, rien à se reprocher. A moins qu'aimer l'Algérie, au lieu d'idolâtrer un homme, soit devenu une nouvelle ligne... rouge à ne pas franchir !
10 mars 2014

Rocky Derbouka en fin mélomane 
J'ai trouvé Rocky Derbouka dans sa salle d'entraînement fétiche du Gué-de-Constantine. En jogging, il tapait brutalement sur un ours en peluche qui avait tantôt la tête de Goudjil, tantôt celle de Belayat. Un truc électronique qui remplace les vieux punching-ball.
M. F. : Benflis dit qu'il n'a pas besoin des structures officielles du FLN.
Rocky Derbouka :  Taratatata,  taratatata !
M. F. : Rien compris !
Rocky Derbouka : Ça, c'est le son du tambour ! La derbouka fait tertek tak tak tertek tak tak !
M. F. : Quel est votre  programme politique ?
Rocky Derbouka : Def dag def dag def dag def dag ! Ça, c'est le son du bendir !
M. F. : Oui, mais avec ce type de réponse, je n'irai pas loin ! Etes-vous à gauche ou à droite ?
Rocky Derbouka : Parfois il fait tebtag tebtag tebtag ! C'est quand il a le cuir bien chauffé !
M. F. : Qui, quoi ? Belayat ?
Rocky Derbouka : Mais non ! Le bendir !
M. F. : Allez-vous maintenir votre présence au sein de l'Internationale socialiste malgré la présence du Likoud ?
Rocky Derbouka : Rdek rdek rdek et def dag def dag def dag !
M. F. : Soyez plus clair !
Rocky Derbouka : Ça, c'est quand le bendir et la derbouka marchent ensemble ! Bon, petit journaleux de..., j'ai essayé de parler correctement de mes connaissances en musique ! Maintenant, si tu veux que je te cause en tant que boxeur...
11 septembre 2013

Le prochain dindon de la Force
Le FLN vient de dire qu’il est d’accord pour un quatrième mandat. Bientôt, ce sera au tour de l’UGTA de le clamer haut et fort. Puis viendront le RND, le TAJ (si, si !) et un tas d’autres partis aussi.
Les moudjahidine, les enfants de chouhada, les enfants de moudjahidine, les zaouïas, les clubs sportifs, les musiciens, les chanteurs, les députés, les dépités, les flics, les gendarmes, les optimistes, les pessimistes, les travailleurs, les chômeurs, les journalistes du secteur public et des faux quotidiens indépendants, tout le monde sera pour le quatrième mandat ! Même Obama, Hollande, Poutine et Merkel… Et en face, comme d’habitude, il y aura le nouveau lièvre, le type qui ne saura rien jusqu’au lendemain du vote, celui qu’on présentera comme le candidat de l’armée, des services et même des djinns… Toute la question est de savoir qui ils sortiront cette fois de leur chapeau d’illusionnistes. Qui sera là, le jour d’après-midi, pour crier à la frauuuuuuude ? Ce matin, le gars a pris son petit déjeuner en téléphonant à gauche et à droite. Et, à l’autre bout du fil, on l’appelle déjà : «M. le Président !»
1er octobre 2012

Nos vœux pour 2015 : plus de «Sendid», moins de «Destruktors»
... Je ne termine pas aussi sans renouveler nos condoléances à la famille du «Sendid», wali d'Annaba, terrassé par une double crise cardiaque. Il faut faire taire les rumeurs absurdes : il est décédé de mort naturelle. Son cœur n'a pas tenu face aux pressions et au stress qui étaient son lot quotidien : le cas d'Annaba est particulier car la mafia de l'immobilier y est si puissante qu'elle construit n'importe où, mettant en danger les riverains et défiant les règles les plus élémentaires de génie civil et d'architecture.

Personnellement, j'ai consacré plusieurs billets à ces puissants qui mènent la vie dure aux commis de l'Etat. Après le carrefour d'El-M'haffeur et la destruction de la petite forêt pour faire plaisir à un milliardaire élu du FLN, une route s'est effondrée sur les hauteurs de Sidi-Aïssa du fait de l'érection d'une nouvelle tour. Et puis, il y a cette horreur qui monte à Chapuis et qui cache la vue aux pauvres propriétaires des villas en amont, au mépris des notions d'aménagement urbain sur le rivage ! Il y a aussi cette promotion et ces villas bâties sur le lit de l'oued Kouba et toutes ces «poches» repérées grâce à «Google Earth» et «réservées» rapidement. Bétonnage tous azimuts, bureaucratie, corruption, saleté, insécurité, passe-droits sont la triste réalité de cette ville qu'un wali a voulu sauver. Seul contre tous, il n'a pas pu aller plus loin... Paix à son âme ! Que ceux qui se croient encore honnêtes parmi ses pairs et tous les cadres de l'Etat se disent qu'on ne meurt qu'une fois mais que l'on peut vivre plusieurs vies dans l'indignité !
31 décembre 2014
M. F.

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