Livre / Livre

JUVIN-BELHIMER

Deux livres pour un été intelligent !

Par Richard Labévière
www.prochetmoyen-orient.ch
Que les discours des élites sociales et politiques puissent y changer quoi que ce soit… Dès le début des années 1980, notre ami Jean        Baudrillard annonçait l’implosion du politique en lançant un avertissement prémonitoire : «Que feront les gouvernants lorsqu’il n’y aura plus de gouvernés ?» On ferait bien de relire sa thèse — L’échange symbolique et la mort —, pour essayer de comprendre ce qui nous arrive et remettre en chantier quelques machineries susceptibles de tisser à nouveau un lien social de survie. À la différence des sociétés primitives ou traditionnelles, nos sociétés numérisées ne génèrent plus d'échanges symboliques susceptibles de mettre en forme des pratiques régulatrices. C'est peut-être pourquoi le symbolique les hante comme leur propre mort, comme une exigence sans cesse barrée par la loi de la valeur. Sans doute depuis Marx, une certaine idée de la révolution avait tenté de se frayer une voie à travers cette loi de la valeur, mais elle est depuis longtemps redevenue une révolution selon la Loi. Sans doute la psychanalyse tourne autour de cette même hantise, mais elle la détourne en même temps, la cantonnant à un inconscient individuel, en la soumettant à la loi du Père, de la castration et du signifiant. Toujours la Loi.
 

Contrairement à ce qu’affirmaient un peu vite quelques idéologues fatigués, l’histoire ne s’est pas perdue dans les gravats du mur de Berlin, ni dans les délices d’une mondialisation qui ne pouvait qu’être heureuse… Non, l’administration tranquille des choses et des hommes ne s’est pas substituée mécaniquement au bruit et à la fureur des passions et des intérêts. Les identités se réveillent, les frontières se réaffirment, les pauvres du Sud se jettent sur les routes de l’exil vers un Nord fantasmé, tandis que des nostalgies d’empire remontent de la nuit des temps à coups de menton et de tweets...  
Dans cette anomie générale, la gauche s’est convertie au libéralisme économique, tandis que la droite s’appropriait les droits de l’homme et les «valeurs» du nouveau héros moderne : le Bobo/bourgeois-bohème qui boursicote en écoutant France-Culture. Comme les partis de gauche n’ont plus rien à dire, comme ceux de droite ne savent plus qui ils sont et comme la nature politique continue à avoir horreur du vide, le Bobo s’est mis en marche. Vers quoi ? La réponse n’est pas simple et se perd dans une récurrente scolastique qui n’est plus de grande fraîcheur : réforme, modernisation, innovation et communication. Communication permanente ! L’important n’est plus de faire et savoir faire mais de faire savoir, partout, tout le temps et par tous les temps.
Là-dessus, la révolution numérique n’a pas arrangé les choses, le Bobo s’acharnant à liker ou disliker le monde, accumulant des millions d’amis tout en continuant à ignorer cordialement son voisin de palier. Bien au-delà de tout ce que pouvait imaginer George Orwell, de ce qu’il nous annonçait dans son 1984, le Bobo ne respire plus qu’avec son téléphone, ne quitte plus son GPS et ses merveilleuses Apply qui comptabilisent ses pas, ses battements de cœur, ses pets et ses envies les plus secrètes.
La disruption a remplacé le désir : le progrès technologique ne libère plus mais impose ses procédures et ses normes. Le Bobo prend le train, va au cinéma comme au supermarché sans n’avoir plus aucun contact avec l’homme laborieux. Il s’enthousiasme d’emprunter métros et bus automatisés, dépourvus de toute espèce d’intervention humaine tout en s’inquiétant d’une montée exponentielle, structurelle et structurale du chômage. 

Implosion du politique
En fait, rien (ou presque) n’échappe à cette anomie boboïsante durable, généralisée et disruptive qui s’est emparée de nos vies et — on l’a dit — sans que les discours des élites sociale et politique puissent y changer quoi que ce soit… Dès le début des années 1980, notre ami Jean Baudrillard annonçait l’implosion du politique en lançant un avertissement prémonitoire : «Que feront les gouvernants lorsqu’il n’y aura plus de gouvernés ?» On ferait bien de relire sa thèse — L’échange symbolique et la mort —, pour essayer de comprendre ce qui nous arrive et remettre en chantier quelques machineries susceptibles de tisser à nouveau un lien social de survie.  
À la différence des sociétés primitives ou traditionnelles, nos sociétés numérisées ne génèrent plus d'échanges symboliques susceptibles de mettre en forme des pratiques régulatrices. C'est peut-être pourquoi le symbolique les hante comme leur propre mort, comme une exigence sans cesse barrée par la loi de la valeur. Sans doute depuis Marx, une certaine idée de la révolution avait tenté de se frayer une voie à travers cette loi de la valeur, mais elle est depuis longtemps redevenue une révolution selon la Loi. Sans doute la psychanalyse tourne autour de cette même hantise, mais elle la détourne en même temps, la cantonnant à un inconscient individuel, en la soumettant à la loi du Père, de la castration et du signifiant. Toujours la Loi.
Pourtant, au-delà de toutes les économies, politiques ou libidinales, se profile dès maintenant, sous nos yeux, le schéma d'un rapport social fondé sur l'extermination de la valeur, dont le modèle renvoie aux formations primitives, mais dont l'utopie radicale commence d'exploser lentement à tous les niveaux de notre société : ce sont les accélérations et les enjeux qu’analyse le dernier livre d’Hervé Juvin(1), à travers des registres aussi différents que la santé, le travail, la sécurité alimentaire, les territoires, la mer, l’armée ou la nation. De ces différents niveaux, il s’agit de comprendre pourquoi ça ne marche plus et d’essayer de bricoler des alternatives et pourquoi pas un projet !
Economiste et essayiste, Hervé Juvin construit patiemment et en silence une œuvre pluridisciplinaire de rupture. Comme le relève la dernière livraison de la revue Eléments(2), rien à voir avec le blabla des experts et faiseurs de rapports : la pensée Juvin est claire et distincte parce qu’elle est opérationnelle. Cet empêcheur de penser en rond a notamment publié L’Occident mondialisé – Controverse sur la culture planétaire (avec Gilles Lipovetski)(3), La Grande séparation – Pour une écologie des civilisation(4) et Le Gouvernement du désir.(5) 
De l’ouverture de ces différents chantiers, Hervé Juvin a forgé une conviction et un outil : la France et la Nation sont des idées neuves, les monades nécessaires et vitales pour résister aux théodicées mondialistes/mortifères.

Nouvel appel du 18 juin
Renouant avec la profondeur de la fameuse conférence de 1882 à la Sorbonne de Renan «Qu’est-ce qu’une nation ?», sinon avec les exigences du programme du Conseil national de la résistance (CNR), Hervé Juvin veut anticiper la prochaine campagne présidentielle, délimitant le champ de toute politique future : «Le temps du ‘Je’ s’achève, le temps du ‘nous’ commence.  Le retour de l’histoire détermine le moment politique exceptionnel que va vivre la France, le moment que vivent les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Inde ou la Chine. Car nous n’avons plus le choix. Confrontée à des échéances inéluctables, celles de l’occupation de son territoire et de la colonisation de ses ressources, celles de la faillite sociale et du recul de la civilisation, celle du retour de la misère et de l’esclavage, celle enfin de la puissance ou de la guerre, la France doit reforger son projet pour le siècle, pour l’Europe, et d’abord pour les Français. C’est le moment où chaque Français redécouvre que la France est ce qu’il y a de meilleur. Le moment où l’unité nationale redevient la condition de survie de chacune et de chacun.» 
Cet appel d’un nouveau 18 juin part d’une évidence qui commence à être enfin prise en compte : «La France est bleue.» Hervé Juvin : «La France bleue est un axe central de la renaissance nationale. La transformation de la France viendra aussi de la mer, elle se jouera notamment sur la mer et dans ces territoires ultramarins que les Français doivent redécouvrir. Ils sont l’un des meilleurs atouts dans le siècle qui vient. Une politique résolue de maritimisation de notre économie et de nos projets doit permettre à la fois de mieux valoriser les ressources de nos côtes et de nos mers, de la culture d’algues à l’utilisation des énergies marines, et d’assurer, dans notre zone économique exclusive, que la surpêche et le piratage de nos ressources ne viennent pas compromettre les intérêts des générations à venir ; les quantités prélevées et les méthodes de prélèvement devant rester compatibles avec la reconstitution de chaque espèce…»
S’ensuit une ethnographie serrée de nos territoires, de leurs identités ainsi que des menaces qui les ciblent. Ces dernières font converger, à la fois des minorités exigeant les droits acquis de la majorité, mais aussi des entreprises globales comme Starbucks et d’autres saloperies qui gangrènent nos centres-villes, banlieues, estomacs et cerveaux. Hervé Juvin souligne combien et comment l’évolution d’un droit — de plus en plus exclusivement axé sur la revendication de désirs individuels — déconstruit l’existence d’un nous collectif devenu incompatible avec l’empire global d’un bien normatif hors sol… «La même confusion entretenue tantôt par l’idéologie techniciste, tantôt par la fabrique de l’émotion, a fait grossir démesurément l’empire du Bien.
La complaisance qui entoure 45 000 ONG et fondations recensées dans le monde, dans lesquelles certains recyclent l’argent provenant du pillage des systèmes sociaux, des infrastructures publiques ou de la ruine des monnaies, n’est pas la moindre expression d’une régression politique et morale qui voit partout la charité privée remplacer la justice et le capital se faire juge des Etats», l’individu connecté supplanter toute espèce de collectivité ! Que faire ? Léniniste kantien, donc pragmatique, Hervé Juvin ne livre pas de programme commun, mais une série de pistes — du local au global — qu’une lecture attentive permettra d’évaluer et de transformer. Toutes divergent et convergent d’un même impératif catégorique : «La seule question pour que vive la France réside dans la renaissance de la France politique, de la France libre. Le seul combat est de réapprendre à dire ‘’nous’’.» 

Remonter aux causes du terrorisme
Une même volonté refondatrice et nationale innerve notre second livre de l’été : Les Voies de la paix — Rahma, concorde et réconciliation dans le monde.(6) Comme Hervé Juvin, Ammar Belhimer n’est pas un perdreau de l’année. Docteur en droit, professeur à l’université d’Alger 1, il est essayiste et chroniqueur du quotidien Le Soir d’Algérie. Auteur de plusieurs ouvrages en langues arabe et française, Ammar Belhimer a, notamment, publié La dette extérieure de l’Algérie : une analyse critique des politiques d’emprunts et d’ajustement,(7) Les Printemps du désert(8) et Les dix nouveaux commandements de Wall Street.(9) L’universitaire n’en délaisse pas pour autant l’actualité quotidienne de son pays, du Maghreb et plus largement de la Méditerranée, des Proche et Moyen-Orient. Au carrefour de ses grandes compétences en droit, en économie politique et relations internationales, Ammar Belhimer a recherché les causes profondes de La Décennie sanglante (1988-1998) — une guerre civile très meurtrière déclenchée par des islamistes algériens et étrangers bien avant l’interruption du processus électoral en décembre 1991 — afin de restituer l’expérience algérienne en matière de contre-terrorisme et de retour à la paix. Qu’elles succèdent à des périodes de dictatures ou qu’elles résultent de conflits internes, d’ordre ethnique ou théocratique, les politiques de réconciliation visent partout à initier un dialogue entre protagonistes pour panser les blessures, réparer les dégâts matériels, physiques et psychologiques, avant de retrouver le chemin du développement, de la démocratie et des libertés.
De l’Afrique du Sud au Maroc en passant par la Birmanie et l’ex-Yougoslavie, ces politiques révèlent une grande diversité de voies et moyens susceptibles de réconcilier les parties et forces en présence pour les ramener à une paix retrouvée, durable et constructive.

Le modèle algérien de dialogue, de concorde et de réconciliation déroge au kit usité de «vérité et réconciliation», élaboré par les organisations internationales des droits de l’homme en empruntant une voie référendaire (pour une solution négociée et consensuelle) sur la base d’un texte juridique singulier et inédit : la Charte pour la paix et la réconciliation. Mais avant de nous traduire soigneusement cette voie algérienne, Ammar Belhimer interroge les causes du terrorisme, de la violence radicale et leurs développements dans le monde des années 1980, c’est-à-dire bien avant les attentats du 11 septembre 2001.  Il s’agit d’abord de sonder les lendemains de dictatures en Espagne, au Chili, dans l’Allemagne de la chute du mur, en Afrique du Sud après l’apartheid, au Rwanda après les génocides, en Bosnie ou en Tunisie. Plus en amont encore, Ammar Belhimer interroge les responsabilités du wahhabisme saoudien et les «réformes» du jeune prince héritier Mohammed ben Salman (MBS) en visitant les effets destructeurs de cet islamisme du chéquier en Asie centrale et en Asie du Sud-Est, en Malaisie-Singapour, en Indonésie et aux Philippines. Et puis ce seront les attentats du 11 septembre 2001, quand l’Occident découvre soudainement la violence de l’Islam radical parce  qu’elle vient de frapper le cœur du territoire des Etats-Unis. Médiatisée globalement, l’attaque va provoquer une «guerre globale contre la terreur» qui tournera vite au fiasco en augmentant le mal qu’elle était censée combattre, alimentant de multiples disputations sur le jihadisme, les musulmans de gauche, les islamo-gauchistes, la déradicalisation, la laïcité et la lutte antiterroriste, autant d’objets et rhétoriques qui vont occuper le devant des scènes médiatiques, universitaires et politiques sans pour autant éclaircir le contenu des dossiers en question. Tout au contraire, cet empilement de problématiques liées au terrorisme et à la sécurité va générer une économie spécifique et profonde, parfaitement conforme aux procédures inhérentes à la mondialisation néo-libérale. «L’apport des ‘’réseaux sociaux’’ à la radicalisation, à la conversion et au recrutement des jeunes Européens témoigne largement de cette donne. Analysant le ‘’choix cornélien’’ entre sécurité et liberté, entre guerre et mesure policière, entre dispositifs législatifs réguliers et d’exception au cœur des politiques antiterroristes, les Algériens ont été des précurseurs en la matière, en se divisant entre éradicateurs et réconciliateurs», souligne Ammar Belhimer qui tamise une masse considérable d’archives et de témoignages.

Paix et déradicalisation en Algérie
Il fallait d’abord corriger nombre d’idées reçues et de contresens sur cette «deuxième guerre d’Algérie» et déconstruire aussi les figures propagandistes de la presse parisienne, inventeurs du fameux «Qui-tue-qui ?». Cette fantasmagorie attribuait les attentats islamistes à… l’armée algérienne, cherchant ainsi à se maintenir au pouvoir !!! Il fallait le trouver et oser l’affirmer !!! Libération, Le Monde et bien d’autres l’ont fait, engageant plusieurs pays européens à accueillir des égorgeurs de l’ex-FIS (Front islamique du salut) et des GIA (Groupes islamiques armés) au nom de la démocratie et de la défense des droits de l’homme. 
Si elle a été consciencieusement ostracisée et dénaturée par la grande presse internationale, la décennie sanglante ne s’est pas, pour autant, déroulée en vase clos. Ammar Belhimer passe en revue acteurs, protagonistes proches et plus lointains dont le Comité des droits de l’homme de l’ONU, les ONG et les médiateurs comme ceux de la communauté de Sant’Egidio. C’est à la lumière de différents contextes politiques nationaux et internationaux qu’il s’agit aussi de restituer les fondements de la voie algérienne : traitement initial, loi sur le terrorisme et la subversion, ordonnances «Clémence et repentance», accompagnements institutionnels en matière de droits de l’homme, enfin textes «Clémence et concorde civile». 
En juillet 1999, trois mois après son arrivée au pouvoir, le président Abdelaziz Bouteflika fait adopter par le Parlement une loi sur «la concorde civile», qui sera, par la suite, approuvée par référendum le 16 septembre 1999. Il s’agit de la loi numéro 99-08 du 13 juillet 1999 relative au rétablissement de la concorde civile. Son objet : «des mesures particulières en vue de dégager des issues appropriées aux personnes impliquées et ayant été impliquées dans des actions de terrorisme ou de subversion qui expriment leur volonté de cesser, en toute conscience, leurs activités criminelles en leur donnant l’opportunité de concrétiser cette aspiration sur la voie d’une réinsertion civile au sein de la société». Ainsi, les personnes qui cessent toute activité de terrorisme en avisent les autorités compétentes et se présentent à elles, bénéficient — selon le cas — de l’une des mesures suivantes : «l’exonération des poursuites, la mise sous probation, l’atténuation des peines et l’exonération des poursuites».
La mise en œuvre de ces différentes mesures n’a pas été sans problème, toujours est-il qu’hormis quelques queues de réseaux, notamment dans le sud du pays, l’activité terroriste a été globalement éradiquée en Algérie. Le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a lancé plusieurs programmes de déradicalisation qui ont intéressé plusieurs pays dont… les Etats-Unis. Néanmoins, des concessions — comme la fermeture de débits de boissons alcoolisées — ont dû être faites aux islamistes et à plusieurs de leurs organisations qui ont renforcé leur emprise dans les quartiers et la rue algérienne. 
En définitive, conclut Ammar Belhimer, la lutte contre le terrorisme et l’ouverture des voies de la paix ne dépendent pas d’un coup de baguette magique, ni de formules incantatoires. «Les politiques de réconciliation résultent nécessairement de compromis entre belligérants (…) Ces politiques n’offrent pas de kit(s) prêt(s) à l’emploi, mais résultent bien plus souvent d’une sorte de ‘’tâtonnement walrasien’’ : les parties en conflit se jaugent, pèsent leurs forces et leurs faiblesses, évaluent leurs intérêts réciproques pour parvenir à des compromis et des solutions négociées plus ou moins durables et acceptables pour tous. Elles y parviennent d’autant mieux (au moindre coût) et vite que leurs échanges auront été libres et conscients.»
On a souvent eu l’occasion de l’écrire ici, dans ces colonnes : le contre-terrorisme n’est pas une science exacte mais nécessite d’abord une mobilisation résolue d’appareils d’Etat nationaux volontaires. Avec douleur mais détermination, l’Algérie (dans une grande solitude internationale) a fait face à l’une des offensives terroristes les plus meurtrières de l’histoire contemporaine. Sa résistance et ses ripostes ont valeur d’exemples et nous transmettent nombre d’enseignements. Le livre d’Ammar Belhimer en constitue Le discours de la méthode. Il prolonge la leçon magistrale en philosophie politique appliquée d’Hervé Juvin. Ces deux textes entrent en convergence opérationnelle parce qu’ils ouvrent des perspectives et forgent des moyens de riposte à mettre en œuvre face à une mondialisation sauvage qui génère — organiquement — la violence terroriste, la casse des Etats-nations, de leurs services publics, de leurs politiques de redistribution sociale et, en dernière instance, de leur souveraineté.
Le soleil se couche sur la rade de Toulon. La frégate Courbet appareille. Bientôt son profil furtif ne sera plus qu’un point se confondant avec l’horizon parce que notre défense commence au large… 
Bonne lecture, bon été et à la semaine prochaine.    
R. L.

Notes

  1. Hervé Juvin : France, le moment politique – Manifeste écologique et social. Editions du Rocher, 2018.
  2. Eléments – Le magazine des idées. Juin-juillet 2018, numéro 172 : «La France, mode d’emploi – Hervé Juvin, l’anti-commission Attali».
  3. Editions Grasset, 2010.
  4. Editions Gallimard, 2013.
  5. Editions Gallimard, 2016.
  6. Ammar Belhimer : Les Voies de la paix – Rahma, concorde et réconciliation dans le monde. Anep Editions, 1er semestre 2018.
  7. Casbah Editions, 1998.
  8. Anep Editions.
  9. Anep Editions, 2017.