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Sahara occidental La paix otage du soutien de la France à l’occupation marocaine

Publié par Brahim Taouchichet
le 07.04.2021 , 11h00
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Sans les obstacles dressés par la France, la Minurso aurait assumé la mission de surveillance des droits de l'Homme dans les territoires occupés.
Membre du secrétariat national du Front Polisario, chargé de l'Europe et de l'Union européenne (UE), Abi Bouchraya El Bachir, responsable sahraoui, a affirmé dans une déclaration à la chaîne  El Yaoum TV publiée sur Youtube que « l’appel de l’Algérie à des négociations directes RASD-Maroc entre dans le cadre de la récente décision du CPS de l'UA ». 
En effet, le CPS a appelé au terme de son sommet du 9 mars dernier à « l'impérative reprise des négociations pour parvenir à un règlement prenant en ligne de compte le quatrième point de l'acte constitutif de l'UA qui appelle au respect des frontières héritées au lendemain de l'indépendance », a-t-il rappelé. Le responsable sahraoui a dit regretter le fait que le « Maroc tourne encore une fois le dos à tout processus de règlement, après avoir rejeté l'invitation et la décision de l'organisation continentale ». 
Affirmant que la disposition du commandement sahraoui pour la reprise des négociations ne signifiait nullement un arrêt des combats, M. Abi Bouchraya a souligné la nécessité, pour les nouvelles négociations, de comprendre un nouvel accord de cessez-le-feu, et de démarrer sur de bonnes bases, prenant en considération l'expérience de règlement onusien et les souffrances des Sahraouis pendant 30 années d'attente. 
Le ministre des Affaires étrangères Ould Salek a souligné, ce lundi, que le retrait du Maroc des territoires occupés est un préalable à la paix. À propos de la prochaine session du Conseil de sécurité de l'ONU, prévue le 21 avril, M. Abi Bouchraya a rappelé qu'il s'agit de la première réunion depuis la rupture de l'accord de cessez-le-feu par le Maroc le 13 novembre dernier, affirmant que cette réunion était une occasion pour le Conseil d'examiner en profondeur les raisons à l'origine de l'échec de l'ONU dans l'organisation du référendum d'autodétermination au Sahara Occidental.  La diplomatie sahraouie pointe le doigt sur la France, responsable de l'échec du plan ONU-UA. « Sans les obstacles dressés par la France, la Minurso aurait assumé la mission de la surveillance des droits de l'Homme pour au moins alléger les souffrances des Sahraouis dans les territoires occupés », a ajouté Ould Salek. La France a également bloqué la mise en œuvre des décisions de la Cour de justice de l'Union européenne sur le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental, a ajouté Ould Salek. Du côté du Makhzen, la réponse à la main tendue pour la paix nous est venue du ministre des Affaires étrangères de Sa Majesté. Il reprend un argument éculé aussi vieux que le conflit lui-même. Rejetant toute négociation directe avec le Front Polisario, il récidive en appelant à des négociations avec l’Algérie, « partie concernée » mais « non partie prenante », comme il tente, en vain, de la faire croire depuis des décennies. Il veut zapper les dernières décisions de l’Union africaine (UA), à travers son Conseil de paix et de sécurité. Néanmoins, personne n’est dupe quant à sa politique expansionniste.
B. T.

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