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Palestine Le coordinateur de l'ONU appelle Israël à permettre l’entrée immédiate du carburant à Ghaza

Publié par Agence
le 09.08.2018 , 11h00
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Le coordinateur des Nations-Unies pour les affaires humanitaires, Jimmy McGoldrick, a appelé hier les autorités d'occupation israéliennes à permettre l’entrée immédiate du carburant d'urgence acheté par les Nations-Unies dans la bande de Ghaza, a rapporté l'agence de presse palestinienne Wafa.
 «Les restrictions à l'entrée du carburant d'urgence à Ghaza sont une pratique grave», s'est indigné Jimmy McGoldrick dans un communiqué. Le responsable, redoute «des conséquences catastrophiques» sur les droits et le bien-être de deux millions de Palestiniens dont la moitié sont des enfants. Ghaza, a-t-il indiqué, «a besoin de toute urgence de solutions à plus long terme pour pouvoir surmonter ce cycle de crises récurrentes qui ne cessent de s'aggraver, dont la priorité à donner au carburant». 
Le responsable onusien estime qu'«Israël doit mettre un terme aux restrictions imposées», y compris celles liées au carburant d’urgence. 
Selon le communiqué, il est urgent de «disposer de carburant pour alimenter les régulateurs électrogènes nécessaires dans le contexte de la crise énergétique chronique à Ghaza». 
Les organisations, partenaires des secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement ont indiqué qu’au moins 60 000 litres de carburant d’urgence devraient être distribués à environ 46 installations vitales dans la bande de Ghaza pour assurer le fonctionnement des hôpitaux essentiels et des services d’eau et d’assainissement nécessaires, pendant les quatre prochains jours. 
Le stock de carburant n'est actuellement disponible que dans 40 stations sur les 132 existantes. Outre la réduction des activités des stations d'épuration des eaux usées de la ville-conclave, la collecte des déchets solides a, elle aussi, été retardée «laissant environ 15 000 tonnes de ces déchets dans les rues», a indiqué le communiqué. La réduction des opérations d'approvisionnement en eau et d'assainissement menace quant à elle, «d'accroître et de propager les maladies d'origine hydrique». Les hôpitaux et les autres services de santé essentiels ont eux aussi réduit leurs activités. 
«Cinq hôpitaux risquent de fermer dans les trois prochains jours si le carburant d'urgence n'est pas autorisé», a dénoncé le responsable onusien, sachant que quelque «2 000 patients qui se trouvent actuellement dans les hôpitaux de Ghaza, utilisent des appareils électriques» . 
Les services médicaux dispensés au profit de plus de 1,6 million Palestiniens «pourraient souffrir d’une pénurie de carburant dans 54 grands centres de santé». La situation s'est encore «aggravée», selon le responsable onusien, par le fait que le financement d’urgence du carburant «sera épuisé» dans toutes les installations vitales d’ici à la mi-août en cours. 
Il a appelé en terme de son document onusien, les donateurs à «intervenir et à financer» le carburant d’urgence, afin d’éviter «la propagation» de maladies ou d’autres problèmes de santé publique majeurs. 
Juillet dernier, le coordinateur des Nations-Unies pour les affaires humanitaires, avait déjà mis en garde contre l’épuisement rapide du carburant d'urgence offert par l'ONU au profit des installations vitales dans la bande de Ghaza notamment au niveau des structures de santé. 
Le ministère palestinien de la Santé a été contraint, selon Wafa, d'appliquer des mesures strictes d’austérité dans les hôpitaux. 
Depuis le 30 mars dernier, des Palestiniens manifestent régulièrement à Ghaza sur la ligne du siège imposé par Israël à Ghaza pour réclamer la levée du blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l'enclave, qui souffre d'une pénurie chronique d'eau et de carburant, et où plus des deux tiers de la population dépendent de l'aide humanitaire. 
Au moins 160 Palestiniens ont été tués et plus de 16 000 autres blessés par des tirs à balles réelles de l'armée israélienne depuis cette date.

 

 

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