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Gel des ventes militaires à RIyad Londres veut parler avec Berlin

Publié par Agence
le 21.02.2019 , 11h00
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Le chef de la diplomatie britannique a indiqué hier vouloir aborder à Berlin l'épineuse question des ventes d'armements à l'Arabie Saoudite, après des informations de presse affirmant qu'il a dénoncé le gel des exportations par l'Allemagne. 
A Londres, le ministère des Affaires étrangères a confirmé l'existence d'une lettre du ministre Jeremy Hunt à son homologue allemand Heiko Maas, mais s'est refusé à en dévoiler le contenu en raison de son caractère «privé». 
Dans son édition en ligne, Der Spiegel a publié des extraits de la missive, dans laquelle M. Hunt reproche un «manque de loyauté» à l'Allemagne qui a décidé d'un gel de ses livraisons d'armes après l'assassinat en octobre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien à Istanbul.  Interrogé sur cette lettre lors d'un colloque à Berlin, il a répondu en insistant sur l'importance pour la Grande-Bretagne de conserver «une relation particulière» avec Riyad, y compris pour aider à trouver une solution diplomatique au conflit meurtrier du Yémen. 
«Quand je vais parler avec Heiko Maas, je lui dirai que cette relation stratégique que possède la Grande-Bretagne avec l'Arabie Saoudite nous permet d'apporter une énorme influence dans la paix au Yémen», a-t-il déclaré. 
«La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont donc les mêmes objectifs et nous devons faire en sorte de poursuivre cette relation stratégique afin de garantir qu'il y a une voix européenne faisant son possible pour faire avancer la paix», a-t-il ajouté. 
Dans sa lettre, Jeremy Hunt se dit «profondément inquiet des répercussions de la décision du gouvernement allemand sur l'industrie de l'armement britannique et européenne (...)», selon les extraits publiés par Der Spiegel. 
La suspension des livraisons de pièces allemandes pour des avions de combat, comme le Typhoon d'Eurofighter ou le Tornado, empêchent les sociétés britanniques de remplir leur contrat, écrit-il notamment. 
Selon lui, le constructeur britannique BAE Systems risque d'avoir à verser des dédommagements aux Saoudiens. Plus de 500 fournisseurs de BAE Systems seraient dans la même situation, affirme-t-il, appelant en conséquence son homologue à reprendre les ventes. 
Interrogé sur cette éventualité, une porte-parole du ministère allemand de l'Economie a jugé qu'il n'y avait «pas de base pour de telles autorisations» de livraisons d'armements. 
L'embargo décidé par l'Allemagne, où les exportations d'armes sont un sujet politiquement très sensible, a froissé d'autres partenaires, comme la France qui a jugé la position de Berlin démagogique. 

 

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