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RUSSIE Report de la rencontre Netanyahou-Poutine prévue aujourd’hui

Publié par Agence
le 21.02.2019 , 11h00
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a reporté hier une rencontre prévue aujourd’hui en Russie avec le Président Vladimir Poutine, un choix tenant au calendrier des prochaines législatives en Israël, selon des responsables dans les deux pays. 
M. Netanyahou était censé voir
M. Poutine pour discuter de la Syrie, pays voisin d'Israël. 
Il devait s'agir de leur premier face-à-face prolongé depuis le 17 septembre, date à laquelle des batteries syriennes avaient abattu par erreur un avion russe lors d'une opération aérienne israélienne. La mort de 15 soldats russes avait provoqué de sérieuses tensions entre la Russie et Israël et remis en cause la liberté d'action revendiquée par Israël en Syrie. 
Ces entretiens prévus jeudi coïncidaient toutefois avec une échéance électorale significative en Israël, avec la date-butoir pour soumettre les listes de candidats aux législatives du 9 avril. A cette heure, des tractations vont toujours bon train en vue d'éventuelles fusions de listes qui pourraient avoir une influence sur l'issue du scrutin. 
«D'un commun accord entre les deux parties (israélienne et russe), la rencontre prévue demain entre le Premier ministre et le Président Poutine est reportée de plusieurs jours», a déclaré un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat. Ils «s'entretiendront par téléphone demain matin (jeudi matin, ndlr) et une nouvelle date de rencontre sera fixée le plus vite possible», a-t-il dit, sans fournir les raisons de ce report. «Pour des raisons de politique intérieure, ils se préparent aux élections, et donc la visite est reportée de quelques jours», a de son côté précisé le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov à l'agence Ria Novosti. 
Depuis le 17 septembre, MM. Netanyahou et Poutine se sont parlé à plusieurs reprises par téléphone, mais ne se sont vus que brièvement le 11 novembre à Paris en marge des commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale. M. Netanyahou avait qualifié dimanche les discussions à venir avec M. Poutine de «très importantes» pour assurer «la liberté d'action» israélienne en Syrie contre l'Iran et le Hezbollah libanais, tout en évitant les frictions avec les forces russes. 
L'Iran, le Hezbollah et la Russie sont les alliés du régime de Bachar al-Assad. M. Netanyahou répète à l'envi qu'il ne laissera pas l'Iran, grand ennemi d'Israël, se servir de la Syrie comme tête de pont militaire. 
Longtemps, Israël est resté discret sur ses opérations syriennes. Mais M. Netanyahou a indiqué en janvier que l'aviation avait frappé ces dernières années des «centaines» de cibles iraniennes ou du Hezbollah en Syrie. 

Les promesses de Poutine
Le Président russe Vladimir Poutine, confronté à une grogne sociale qui plombe sa popularité, a promis aux Russes une amélioration de leur situation «dès cette année», hier dans son discours annuel devant le Parlement.
«Il ne faut pas attendre mais améliorer la situation dès maintenant. (...) Dès cette année, les Russes doivent sentir une amélioration», a déclaré M. Poutine qui s'adressait aux deux Chambres du Parlement réunies, annonçant notamment des mesures de soutien aux familles pour favoriser la natalité.
Le Président russe, dont la cote de popularité est au plus bas, a notamment parlé de politique intérieure. 

«La pauvreté écrase littéralement les gens (...) 19 millions de personnes vivent aujourd'hui en-dessous du seuil de pauvreté. C'est trop», a déploré M. Poutine, affirmant qu'un «contrat social» pourrait être mis en place pour soutenir la population dans le besoin. 
«Dans cinq ans, environ neuf millions de personnes pourront bénéficier d'un tel soutien», a-t-il précisé. 
«Plus d'enfants, moins d'impôts», a clamé Vladimir Poutine, sur fond de baisse des revenus réels qui mine la population depuis cinq ans et d'augmentation de la TVA au 1er janvier. 
Ce discours du Président russe devant les députés et les sénateurs russes est le premier depuis sa réélection haut la main en mars 2018, pour un quatrième mandat qui s'achève en 2024 et censé être son dernier, en vertu de la Constitution. 
Le gouvernement a dévoilé début février son plan de plus de 340 milliards d'euros pour atteindre ses objectifs économiques et soutenir une croissance du PIB qui devrait ralentir cette année. 

 

 

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