Rubrique
Pousse avec eux

200 dinars, et de la poussière de vie…

Publié par Hakim Laâlam
le 09.08.2018 , 11h00
3057 lectures

Au lieu de concours débiles et débilitants du genre «Le plus grand couscous d’Afrique du Nord» ou «La pizza la plus large du monde arabe», organisons plutôt «Le divan le plus long de la planète» et allongeons-nous tous dessus. 

Y a vraiment urgence !

Mourir pour 200 dinars ? Ou tuer pour 200 dinars ? La belle affaire de puristes du mot que cette question. Le fait, le fait têtu est là. Mourir, c’est mourir. Tuer, c’est déjà poser sa vie à l’entrée d’un pénitencier et apprendre à oublier de vivre. Le pays donne des signes. Le pays nous envoie ses signaux d’alerte, et nous regardons ailleurs. Nous versons une larme. Des fois un peu plus. Nous dénonçons –pouce de Facebook pointé vers le bas – la violence galopante, puis nous revenons à nos petites violences quotidiennes que nous avons domestiquées sous le label «NORMAL». Je ne suis pas psy ! Je ne suis pas devin. Et je ne suis pas homme politique. Je suis juste homme avec deux grandes oreilles, deux grands yeux et un cœur qui n’en peut plus ! Les larmes n’éteignent jamais le feu de la violence. Et de toutes les manières, mes réserves lacrymales sont aussi à sec que nos réserves de change, à force de pleurer, puis de dormir jusqu’à la prochaine ondée sur mes joues. Refuser de pleurer, et réagir. Vaste programme ! Qui ? Comment ? Et avec qui ? Encore plus vaste programme ! Je constate juste ceci : au jour d’aujourd’hui, et malgré tous les signaux d’alerte, les warnings que le pays nous envoie, la question de la violence n’est toujours pas inscrite «priorité nationale numéro UNE». Est-elle seulement inscrite. Oui ! Sur les tombes des victimes. Ci-gît un homme, une femme, un enfant morts pour 200 dinars. Ou tués pour 200 dinars. Mourir ou tuer pour 200 dinars alors qu’il devrait nous rester à tous tant et tant d’années à fumer du thé pour rester éveillés à notre cauchemar qui continue.
H. L.

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires

(*) Période 30 derniers jours

1

Périscoop 11:00 | 12-12-2018

Le local de Chikhi «le Boucher» et la banque privée

Une banque privée occupe un grand local situé à côté du stade Benhaddad de Kouba. Ce local appartient à... Kamel Chikhi. Jusqu’ici, on ignore si ce bien a été répertorié par la justice pour

2

Actualités 11:00 | 13-12-2018

IL A FAIT AVORTER, HIER, UN SIT-IN LE VISANT
Sidi-Saïd prend de vitesse ses détracteurs

Abdelmadjid Sidi-Saïd n’a du tout pas été tendre à l’endroit de ses adversaires qui veulent sa tête, en les traitant tout simplement de

3
4

Soit dit en passant 11:00 | 13-12-2018

Pour nous, ce sera du congelé !

5

Pousse avec eux 11:00 | 13-12-2018

Le nom de la rose, version DZ !