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Pousse avec eux

Aux bandits d’honneur, aux coupeurs de routes et à mes sœurs et frères brigands, je lève mon verre !

Publié par Hakim Laâlam
le 09.10.2019 , 11h00
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Traitement de déchets ! Renforcement ces derniers jours de la coopération entre la Dézédie et la…

… Tunisie ! 

La justice l’a dit dans sa réponse à maître Mokrane Aït Larbi : il n’y a pas de détenus politiques dans les geôles du pays. Tu reprendras bien un remontant avec moi ? Je t’en sers une rasade, et je poursuis ! Il n’y a donc pas de détenus politiques et d’opinion en Algérie. Il n’y a que des détenus de pignon de Delco, comme ces patrons de concessions automobiles, mais de détenus d’opinion, point du tout ! Abadan ! Enaâl el cheytan, maître ! Et j’en ai la preuve qui conforte de manière éclatante les propos de la justice. Le dangereux délinquant répondant au nom terrible de Bouragaâ n’est pas un détenu d’opinion. C’est un prisonnier de droit commun ! Un « bandit de grands chemins » pour reprendre la terminologie des… gazettes coloniales ! Il a beau annoncer qu’il va entamer une grève de la faim pour dénoncer son incarcération politique et celle de centaines d’autres détenus, il ne me la fera pas à l’envers le vieux colonel ! Bandit, va ! Usurpateur de statut carcéral ! Faussaire ! T’as pas honte à ton âge, te faire passer pour un détenu d’opinion ? Tu n’es pas en prison pour les idées que tu as exprimées dans ta lettre ouverte à AGS. Non ! Tu es derrière les barreaux parce que tu es le véritable cerveau du casse de Nice, en France. Ou du Casino de la Corniche, à Saint-Eugène. Ou du… je ne sais plus de quel casse sordide tu t’es rendu coupable vieux grigou, mais ils trouveront. Ils trouvent toujours. Tout comme ils trouveront pour ton compagnon de pénitencier, lui aussi amateur de lettres ouvertes et de contributions dans la presse. Le général Benhadid, bandit de grands chemins, formé par la main de l’étranger, celle des plus prestigieuses académies militaires de la planète. Ah ! La belle bande que vous constituez, là ! A laquelle il faut ajouter ma Tata Louisa à qui on semble vouloir reprocher d’avoir appelé à en finir avec l’Autre. M’enfin ! N’est-ce pas là le rôle d’un leader de parti d’opposition que de vouloir en finir avec le pouvoir en place ? Et Fodil Boumala ! Et Samira Messouci ! Et Samir Belarbi ! Et Karim Tabbou ! Et… Non ! Assurément, il n’y a pas de détenus politiques en Dézédie. Il n’y a que des « bandiya », des durs, de gros durs tatoués, des chefs de gangs mafieux, des coupeurs de routes et des monte-en-l’air à la petite semaine. Dormez tranquilles, mes sœurs et frères. L’aigrefin, le brigand, le gangster Lakhdar Bouragaâ est derrière les barreaux ! Savourez cette quiétude en fumant du thé pour rester éveillés à votre cauchemar qui continue.
H. L.

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