Pousse avec eux / Pousse avec eux

Khallouni ! Khallouni !

Je propose de mettre le FLN dans un musée qui aura été spécialement construit sur l’assiette de terrain abritant actuellement le siège du…

… RND !

Quand on a un défaut, un travers, voire même une déviance, et que l’on est un homme public, un chroniqueur qui s’adresse à des milliers de personnes tous les jours, il faut s’appliquer les règles de la transparence que l’on défend et promeut à longueur de billets. Commencer par donner soi-même l’exemple ! Voilà la règle que moi, je veux aujourd’hui m’auto-appliquer. J’espère qu’après ce coming out, vous ne me détesterez pas. J’ose même espérer que vous continuerez de me faire l’honneur de votre fidélité journalière. Allez ! Je me lance ! Les partis de l’Alliance, les « Mouwalat » comme il se dit si délicieusement sur les plateaux TV, s’entredéchirent. Férocement. Entre eux ! Et en interne ! Et en externe ! Une vraie boucherie. Un massacre sanglant. La logique humaine voudrait que l’on intervienne pour que cesse ce « particide », ce « chitaticide ». On a beau ne pas être d’accord avec les idées de ces formations, il n’est, paraît-il, jamais bon de laisser faire ces pratiques anthropophages, des « Frères » qui se déchiquètent à pleines dents, s’arrachent quotidiennement de larges lambeaux de peau, avec dans l’idée d’arriver à extraire le cœur de la poitrine de l’ancien allié. C’est là que je dois faire mon terrible aveu, celui promis en début de chronique : peut-on encore attendre avant de les séparer ? Encore un chouia ! Parce que, oh ! Honte ! Oh ! Désespoir, je suis bien obligé aujourd’hui de reconnaître que je ressens une sorte de jouissance intense à les voir s’entredévorer. Oui, je sais que c’est pervers, tordu de chez tordu, mais je vous avais avertis, je n’allais pas vous faire des révélations d’écolier boutonneux reconnaissant avoir séché quelques cours. Non ! C’est du lourd ! J’admets enfin face à vous que je suis en symbiose orgasmique avec cette « tuerie » partisane. Je pourrais regarder et regarder encore tout ça des heures, des jours. Pour cette raison – majeure à mes yeux — j’implore de ne pas intervenir, je supplie le mouvement citoyen de ne pas se structurer encore, de différer la mise en place d’une instance des sages supposée prendre le relais de la rue. Mazal ! Khallouni ! Khallouni ! Laissez-moi le temps de franchement prendre mon pied intégral à voir autant d’hémoglobine visqueuse s’échapper de sous les portes de ces partis-là. Du sang de « Mouwalat » ? Mumm ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.