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Régions

ANNABA Agressions contre le foncier public

Publié par A. Bouacha
le 18.04.2021 , 11h00
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Des dizaines d'hectares de terrain du domaine public dans la wilaya de Annaba font l’objet de spoliation par la mafia du foncier qui agit ouvertement, devant le silence des maires de certaines communes qui ferment les yeux et laissent faire.
Cette situation a permis aux «promoteurs clandestins» d’édifier des dizaines de constructions chaotiques sur de vastes zones de terres appartenant à l’État. Ils profitent de la crise du logement pour s’adonner à une activité hautement lucrative. À ce sujet, des sources ont révélé que des baraques construites par cette mafia sont écoulées entre 30 et 50 millions de centimes à des personnes de la wilaya, voire même de certaines wilayas limitrophes, à la recherche d’un pied-à-terre à Annaba dans le but évident de bénéficier d’un logement social plus tard.
Une fois installés dans leurs bidonvilles, ils mettent la pression sur les autorités, en organisant des rassemblements de protestation devant le siège de la wilaya et/ou de la daïra. Ils savent que cette manière d’agir a souvent été rentable. Et les exemples ne manquent pas. Leurs parents et proches ayant suivi le même itinéraire ou mieux la même tactique, occupent aujourd’hui des logements sociaux dans des cités neuves. Ils savent aussi que le programme du secteur de l’habitat de la wilaya pour l’année 2021 est consistant, outre ceux des années précédentes qui sont actuellement en chantier. 
Parmi les bénéficiaires de logements sociaux  ces dernières années, certains ne sont pas, à l’évidence, dans le besoin. Et pour cause, des dizaines de logements qu’ils avaient acquis ont été cédés ou loués à d’autres personnes moyennant des centaines de millions de centimes. Et ce trafic se fait au vu et au su de tout le monde. Les constructions illicites n’ont même pas épargné la belle corniche de Annaba, que ce soit à la Caroube ou Refes-Zehouane. D’autres, comme la tentative d’ériger une promotion à Belvédère, relevant pourtant du droit maritime, et dont le promoteur a sacrifié  plus d’une dizaine d’arbres du domaine forestier. Heureusement que l’affaire a été stoppée à temps par le chef de l’exécutif. 
Par ailleurs, et dans le même contexte, l’édification de nouvelles constructions illicites sans permis et en expansion se poursuit sans aucune inquiétude. Aux promoteurs clandestins, viennent se greffer des personnes sans scrupules. Ils confisquent des  terrains du domaine public qu’ils découpent en plusieurs lots destinés à la vente. Il y a aussi ceux qui ont construit illégalement des demeures de plusieurs niveaux avec garages au rez-de-chaussée sans permis. Mais la meilleure, c’est cette personne qui s’est accaparée une soixantaine d’hectares en procédant à la falsification et à l'usage de faux de documents officiels qu’elle avait utilisés avec la complicité de certains employés. L’auteur a été condamné dernièrement à une peine de six ans de prison, mais après avoir exploité ces terres domaniales durant des décennies. 
Les agressions du foncier public se déroulent ouvertement de jour comme de nuit dans plusieurs communes notamment celles rurales. «Il est temps pour une intervention énergique des autorités afin de mettre un terme à cette situation de non droit», estiment de vieux Bônois qui se sont toujours opposés aux méfaits chaotiques de certaines personnes qui défigurent l’harmonie urbanistique de leur ville et leur wilaya.
A. Bouacha

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