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AGRICULTURE

Alerte au mildiou à Mostaganem

Quelques foyers ont été repérés dans le bassin maraîcher dans les régions de Hassi Mamèche et de Aïn Nouissy. La phase d’alerte a donc été déclenchée suite à cette découverte. Les dégâts provoqués peuvent être importants et surtout se répandre très rapidement dans d’autres régions.
Un communiqué des services régionaux de la protection des végétaux avec la collaboration de la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Mostaganem daté du 20 mars 2019 a avisé tous les agriculteurs de suivre une stratégie de lutte contre le mildiou de la pomme de terre pour tenter de sauver la récolte de pomme de terre de saison. Quelques producteurs de pomme de terre sont inquiets et pour cause, des symptômes  de mildiou sont apparus sur les feuilles des plans de récolte de pomme de terre.
A rappeler que le mildiou a fait des ravages dans les années 2007 partout dans la wilaya de Mostaganem donc, ce champignon demeure toujours vivace dans les esprits, que revoilà le redoutable mildiou qui réinvestit quelques exploitations agricoles «On a beau être vigilants, l'indomptable champignon attaque sans prévenir !», déclare ce patatier de la région de Hassi Mamèche, au niveau de laquelle, les premiers foyers dangereux ont été décelés au courant de la semaine dernière. « C’est à croire que les produits phytosanitaires utilisés sont inefficaces en tout cas, ils n’ont pas eu les effets escomptés. »
A la faveur des conditions climatiques particulièrement propices, par l'alternance des averses et des éclaircies, voire des coups de chaleur culminant au-delà des 22°C, cette apparition, à  trois où quatre semaines à peine des premières récoltes du tubercule, semble advenir au pire moment, compromettant la production tant attendue.
Le traitement était systématiquement effectué, conformément aux prescriptions des services de la protection des végétaux. La soudaine attaque conjuguée à la hantise du désastre n'a pas tardé à susciter cette inquiétude. Les dégâts risquent d'être irréversibles pour les agriculteurs qui, hantés par le «gros lot» du bénéfice ont, comme toujours, osé mettre tous le bon paquet. 
Ainsi, on se précipite dans l'arrachage des tubercules. Il s'agit d'une récolte anticipée par la menace du désastre cryptogamique à travers laquelle on tente de récupérer, un tant soit peu, quelques frais. 
On prodigue conseils et instructions techniques aux fellahs, mais les caprices du climat semblent s'en ficher totalement. La phase d’alerte permet d’orienter rapidement les interventions dans les cultures et le choix des types de produits fongicides utilisés. Un traitement préventif des parcelles non touchées avec un produit de contact permet de réduire les risques de contamination. Compte tenu de cette première alerte, le SRPV a décidé d’intensifier les contrôles de ses parcelles. 
A. Bensadok