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Béjaïa Au cinquième jour de fermeture de la RN 24, l'arbitrage de l’administration persiste

Publié par Kamel Gaci
le 08.03.2021 , 11h00
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Le pourrissement semble avoir raison et prend le dessus sur la situation catastrophique qui règne au niveau de l'agglomération du flanc ouest du chef-lieu de Béjaïa. La route nationale 24 est fermée à la circulation pour le 5e jour consécutif par une population désabusée et décidée, plus que jamais, à faire valoir ses droits pour une vie meilleure. Les autorités locales, de leur côté, ignorent l'engagement des contestataires.
Les citoyens en colère malgré eux, présentent, via les réseaux sociaux leurs excuses aux usagers de cet important axe routier ,menant de la capitale des Hammadites à la ville des Genêts en passant par Azeffoun, pour les désagréments causés, suite à ce différend que les autorités locales «ne veulent» pas résoudre.
La «jungle» de Boulimat fonctionne au ralenti, avons-nous appris d'une source proche, toutes les factions visées par cette manifestation citoyenne, sont sur le qui-vive et chacun «barricade» son commerce à sa manière, certains cabarets et bars illicites ont carrément évacué leurs «entraîneuses» et réduit leurs fréquentations en marge de cet orage populaire.
Cette zone interdite de la municipalité de Béjaïa fait l'objet de plusieurs convoitises depuis des années, vu son paysage féerique dominant la grande baie.
Rappelons que cette bourgade qui manque de toute infrastructure sécuritaire est aussi l'abri de centaines de repris de justice, venant des quatre coins du pays pour s'adonner aux trafics de drogues, du vol, des agressions et à la prostitution.
La presse locale a,à maintes reprises, alerté les pouvoirs publics sur les dérives orchestrées depuis plus d'une décennie sur les constructions illicites érigées, même sur le domaine maritime sans que personne bouge le petit doigt. Aujourd'hui, il est quasiment impossible de barrer la route à ces squatteurs, venant de tous les horizons, et les cabanons sauvages qui poussent comme des champignons ont complètement défiguré cet ancien eden.
Désormais, ni Karim Khima, ni Smaïl Hassissen, deux vieux baroudeurs, respectivement présidents d'associations pour la défense du patrimoine et de l'écologie, ne peuvent stopper cette catégorie de «propriétaires saboteurs», toutes leurs énergies ont été réduites à néant devant le silence des autorités, à leur tête l'administration de la wilaya.
D'ailleurs, il n'y a pas que le problème des squatteurs, des cabarets et des bars illicites qui gangrènent la vie des citoyens vivant dans cette banlieue Ouest. Il y a aussi les déchets. Voir les montagnes d'ordures ménagères, qui jonchent la RN 24 et qui coupent le souffle aux usagers de cette route, n'a jamais dérangé les municipalités de Béjaïa et de Toudja respectivement chargées du nettoyage urbain .
Il est incroyable qu'en 2021 et pour une ville civilisée comme «Bougie» d'abandonner et de laisser-pour-compte une telle région bénie par le seigneur par sa nature, ses montagnes et sa grande bleue. Les images d'une saleté indescriptible agressent les yeux. «Voyez-vous cette beauté naturelle du site, massacrée volontairement par des citoyens et les pouvoirs publics ? J'ai honte d'inviter mes amis chez moi devant de telles horreurs que personne n'assume », nous dira Salim, un père de famille en colère et qui ajoute «Qui pourra prendre l'initiative d'au moins enlever ces montagnes d’immondices sur la RN24 surtout au niveau de la municipalité de Béjaïa, sachant que la majorité des élus ne s'affaire que pour leurs intérêts personnels ? À la mairie du chef-lieu, il y règne une responsabilité clanique entre élus, aucun n'a le droit d’entreprendre une démarche dans le sens du bien-être de la population. Telle est ma conclusion, devant cette chaotique situation qui perdure depuis plusieurs années».
Samedi, pour le cinquième jour de contestation au niveau de la côte-ouest, aucune bribe de sensibilité n'est venue des pouvoirs publics, afin d'apaiser la tension oh combien surchauffée des citoyens, qui insistent et qui jurent, qu'ils ne quitteront pas les lieux sans la satisfaction de leur simple et unique revendication : «La fermeture définitive des cabarets et bars illicites implantés à Boulimat».
Le marasme social que vit la population de la wilaya de Béjaïa est dramatique par son ampleur, il n'y avait pas que la RN24, d'ailleurs, qui a été obstruée à la circulation, le même scénario a été observé sur la RN9, au niveau du Château de la comtesse, tout près d'Aokas, où les citoyens sont sortis encore une fois, pour soulever leurs problèmes de logements et autres revendications.
Béjaïa, jadis la perle de la Méditerranée, se dégrade chaque jour davantage, au vu et au su de ses gouvernants.
Kamel Gaci

Arrestation d’un groupe spécialisé dans le vol des Toyota Hilux
Ils sont huit individus à se spécialiser dans le vol et la dégradation des véhicules, en particulier, la Toyota Hilux, et dont le parcours s'est terminé la semaine dernière dans la wilaya de Béjaïa.
La police judiciaire a réussi après plusieurs investigations, et suite à de nombreuses plaintes déposées par des propriétaires de ces véhicules, à identifier le cerveau du groupe.
Selon un communiqué de la Sûreté de wilaya, il activait sous les ordres d'un repris de justice.
Trois parmi eux, âgés entre 28 et 38 ans, sont natifs de la wilaya de M'sila. Les voleurs agissaient particulièrement la nuit.
Les véhicules dérobés étaient démontés pour être ensuite revendus en pièces détachées, à travers le marché d'occasion.
Quatre d’entre eux ont été incarcérés, deux mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Les autres sont en fuite et activement recherchés.
K. G.

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