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Le Directeur général des Douanes à Oran : «La présence de 1 588 containers en zones de stockage n’est pas logique»

Publié par Abder Bensadok
le 18.04.2021 , 11h00
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Lors de sa visite de travail dans la wilaya d’Oran, samedi, le directeur général des douanes Noureddine Khaldi, a déploré l’existence au port d’Oran en zone de stockage de 1 588 containers. Il indiquera qu’une étude réalisée par sa direction révèle que les ports ne sont pas exploités selon leurs capacités. « Ceci est un problème de gestion, on ne peut pas rester dans les méthodes archaïques, on n’avancera pas ainsi».
Pour le DG des douanes, un port tourne à 45%, 35 et 12% de sa capacité. La problématique, dit-il, n’est pas dans la superficie ou bien dans les structures d’accueil, mais dans la gestion. «La façade maritime de l’Algérie suffit pour le volume du commerce extérieur surtout dans la perspective d’élargir ce dernier, ainsi qu’en matière d’export. Il y a des recommandations afin que nous atteignions les 5 milliards dollars dans le cadre du commerce extérieur,  il faut être à la hauteur de la responsabilité ».
Lors de la présentation des activités de l’Entreprise portuaire d’Oran, Noureddine Khaldi n’a pas laissé passer ce chiffre effarant (1 588). En s’adressant au directeur du port d’Oran, il dira que ceci n’est pas normal ni logique : « Je veux avoir les délais d’enlèvement de la marchandise concernant aussi bien le  privé que le public, c’est cela notre objectif, il ne faut pas que ces containers demeurent à quai. Dans cette situation, le port d’Oran, une zone de stockage et ce n’est  pas normal ». 
Il expliquera à l’assistance que le port d’Oran se trouve à proximité de la ville et les extensions en cours de réalisation ne suffisent pas selon lui. «Il ne nous faut pas opter pour  des solutions circonstancielles mais durables. Le port doit être à la hauteur d’Oran. Ce sont les services fournis qui doivent évoluer. Si on assure l’extension de la superficie pour contenir les navires et le reste, et que l’enlèvement des marchandises demeure, où est la solution » ? 
Parmi les suggestions émises par le DG, l’éventualité d’une extension à l’extérieur du port à condition que le dédouanement soit géré par le port autonome et l’autorité portuaire.
«L’objectif de notre visite aujourd’hui, c’est de faire évacuer ces containers. Si le problème se pose au niveau de la Direction des douanes, on le règle, si le problème se pose au niveau de l’entreprise portuaire, on trouvera également des solutions. Si le problème concerne des documents manquants lors du dépôt du dossier, on voit cela avec les entreprises concernées, et on étudie la situation  au cas par cas. Il faut trouver un dénouement  le plus vite possible ». 
Un autre aspect de gestion a suscité  l’étonnement du DG, c’est l’existence d’un seul scanner pour la marchandise au niveau du port d’Oran. « Vous dites que le port ne dispose que d’un seul scanner, ceci n’est pas possible, il ne peut couvrir tous les besoins du commerce extérieur, le port d’Oran est un port potentiel il lui faut ses équipements de détection, surtout aujourd’hui avec la fermeture des ports secs. 
L’activité du commerce extérieur va se concentrer au niveau des ports du pays, c’est pour cela qu’il faut ajouter des scanners et renforcer les structures d’accueil ». 
À ce titre, il soulignera qu’un second scanner a été commandé et n’a pas encore été réceptionné.
A. B.

 

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