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BOUMERDÈS L’administration et la famille éducative au chevet de l’école primaire malade

Publié par Abachi L.
le 13.03.2018 , 11h00
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A Boumerdès, l’école primaire est bien malade. Elle est au centre de vives inquiétudes. On considère qu’elle ne s’est jamais relevée de la catastrophe de 2003 (séisme). Le net recul, ces dernières années, des résultats du bac, une fois décortiqués, procure la preuve de cette démonstration.
L’administration et la famille de l’éducation sont au chevet de cette école pour faire le diagnostic de ses maux les plus visibles afin de lui administrer, en urgence, quelques remèdes. Après un Conseil exécutif qui a été consacré, fin février, aux trois paliers, le wali a convié, samedi, en plus de tout son exécutif, des enseignants, des directeurs d’école, des inspecteurs, les 32 maires, des élus régionaux pour parler exclusivement de l’école primaire.
Tout le monde est d’accord, il y a urgence. Le wali, commis de l’Etat tenu par l’obligation de réserve, ne pouvait pas le dire mais il faudrait être aveugle pour ne pas saisir son message ; la situation est, à bien des égards, catastrophique. «Certaines écoles sont dans un tel délabrement qu’elles devraient être fermées. Elles sont un danger pour les enfants. Certaines datent du 19e siècle.» Cela a été dit durant cette rencontre. Alors que la surcharge des classes est déjà un grand problème, la wilaya de Boumerdès construit des milliers de logements dont une grande partie est destinée à des citoyens qui viendront d’autres wilayas.
En contrepartie, les projets sont rares et que 77 milliards de centimes en PCD (programmes communaux de développement) destinés à la réhabilitation de dizaines d’écoles ne sont pas utilisés par les communes.
Au niveau de la gestion des écoles – «qui détermine l’avenir de nos enfants» – dixit le wali, 130 établissements du primaire sur les 376 existants pour un effectif global de 129 620 élèves n’ont pas de directeurs. Récemment, nous avons rencontré, dans l’est de la wilaya, un jeune directeur obligé de gérer trois écoles.
Les insuffisances touchent l’école et son environnement. C’est le volet pédagogique qui inquiète le wali, l’obligeant à faire une incursion dans un volet relevant du ministère de l’Education nationale. «Dans le cadre de la pédagogie, parler de la qualité de l’enseignement, cela veut dire que nous voulons des élèves intelligents et des produits de qualité», nous a confié le wali en marge de ce conclave. C’est clair comme de l’eau de roche, l’école subit une telle crise qu’une partie de son énergie est dilapidée quotidiennement à résoudre de futiles problèmes au lieu d’orienter cette énergie vers les élèves.
Le wali et les quatre directeurs, exécutifs qui sont passés, à la tribune, ont souligné les insuffisances au sein de l’école et dans son environnement. Qui est responsable de cet échec pathétique ? Le wali, le maître d’œuvre de cette rencontre-une première en Algérie, modère ses propos. «Nous sommes tous responsables.»
Pour un observateur, il serait facile d’imputer toute la responsabilité de cet échec à l’administration mais que fait pendant ce temps la société civile ? La politique locale dominée par le RND et le FLN endosse la plus grande partie de ce gâchis. Pourtant, avant chaque élection, les candidats qui concouraient pour acquérir le pouvoir, y compris celui de gérer les problèmes des écoles ne reculent devant aucun obstacle pour se faire élire.
Les électeurs se posent-ils la question pour savoir si les candidats ont un programme, notamment celui concernant l’éducation et la formation de leurs progénitures ? Ne dit-on pas que le bon fonctionnement de l’école en tant qu’institution qui dispense le savoir et qui montre le chemin de la citoyenneté s’inspire d’un projet d’une région ou d’un pays ?
Quant à la famille éducative, l’ancienne génération s’est battue dans des conditions politiques, sécuritaires et sociales extrêmement difficiles pour sauvegarder le minimum du prestige de l’éducation nationale. Qu’en est-il pour la nouvelle génération ?
Abachi L.

L’ADE Boumerdès nous écrit
«Faisant suite à l’article de presse paru dans votre quotidien Le Soir d’Algérie, page 8 du 11 mars 2018, sous le titre «L’ADE de Boumerdès réagit et accuse la Seaal», nous tenons à vous informer, monsieur le directeur, que dans notre envoi précédent, nous vous avons bien expliqué la situation de l’AEP de la localité Mouilha, nous n’avons pas confirmé vos informations comme vous le dites (l’ADE de Boumerdès ne pique pas son propre réseau), notre envoi était clair, on ne gère pas la distribution dans une localité qui ne dispose pas de réseau d’AEP.
Les habitants se sont branchés d’eux-mêmes sur le regard d’une ventouse de la conduite, appartenant à la Seaal, qui alimente Alger.
Les branchements illicites ont été découverts lors du passage de nos équipes. Pour éviter tout danger sur la santé publique des citoyens, nous avons saisi par écrit les autorités locales dans le but de trouver une solution radicale à cet épineux problème.
En aucun cas nous n’avons accusé la Seaal de complicité avec les habitants ou d’autres choses, vous êtes vous-même responsable de ces propos.

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