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Corruption Le tribunal de Tipasa reporte l’affaire du sénateur Boudjouher à la semaine prochaine

Publié par APS
le 15.04.2019 , 11h00
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Le tribunal de Tipasa a prononcé, hier, lors d’une audience présidée par la juge Radia Benghezal, le report pour la semaine prochaine de l’affaire de Boudjouher Malik, membre du Conseil de la Nation accusé de corruption, en compagnie de deux autres prévenus.
Il s’agit de la première audience de jugement du sénateur Boudjouher, qui se trouve depuis août dernier en détention provisoire, en compagnie de deux autres prévenus, après leur arrestation «en flagrant délit de corruption» ainsi que pour «abus de pouvoir et de fonction». Le report a été prononcé à la demande du représentant du parquet, l’adjoint du procureur de la République Mohamed Khiar, qui a fait valoir l’absence de témoins dans cette affaire impliquant six individus, les trois prévenus arrêtés, la victime, et trois témoins. La Chambre correctionnelle du tribunal de Tipasa a rejeté la demande de libération émise par la défense de l’accusé principal (Boudjouher), représentée par maître Mokrane Aït Larbi, tout en reportant le jugement de l’affaire au 21 du mois courant, a-t-on constaté, sur place.
A noter que le sénateur Boudjouher qui était représentant du Rassemblement national démocratique (RND) avant d’être radié du parti suite à cette affaire, a été arrêté par les services de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya de Tipasa, en flagrant délit de réception d’un pot-de-vin de deux millions de DA de la part d’un investisseur privé (secteur touristique) en vue d’une «intervention pour débloquer son dossier».
Le 16 août dernier, le secrétaire général du parti du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, avait décidé de radier «définitivement» des rangs du parti, le membre du Conseil de la Nation, élu à Tipasa, Boudjouher Malik, pour «son implication dans une affaire de corruption», se référant dans sa décision aux dispositions des statuts du parti adopté lors de son 5e Congrès, ainsi qu'au règlement intérieur adopté par son Conseil national. Le 4 septembre écoulé, près de 20 membres du Conseil de la nation ont boycotté les travaux de la séance d’ouverture de la session parlementaire ordinaire 2018-2019, présidée par le président de l’Institution, Abdelkader Bensalah, en «solidarité» avec leur collègue Boudjouher Malik, arrêté dans une affaire de corruption.
L’arrestation de Boudjouher s’appuie sur les articles 111 et 128 de la Constitution stipulant qu’en cas de flagrant délit ou de crime flagrant, il peut être procédé à l’arrestation du député ou du membre du Conseil de la nation. Le bureau de l’Assemblée populaire nationale ou du Conseil de la Nation, selon le cas, en est immédiatement informé. Il peut être demandé par le bureau saisi, la suspension des poursuites et la mise en liberté du député ou du membre du Conseil de la Nation.
APS

 

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