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Régions

Mila L’histoire de la région, objet d’une rencontre nationale

Publié par Abdelmadjid M’haïmoud
le 24.06.2019 , 11h00
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Organisée par l’association culturelle Milev au niveau de la salle de conférences de la bibliothèque principale «M’barek-Bensalah» de Mila, la première conférence nationale ayant eu pour thème «La problématique de l’écriture de l’histoire et son rôle dans la préservation du patrimoine culturel et historique – l’époque des conquêtes musulmanes dans la région du Maghreb, en général, et de Mila en particulier, comme modèle», a conclu que toutes les références sur lesquelles s’appuie la recherche historique, durant cette période citée, restent très aléatoires et d’une inconsistance avérée, sans oublier de mentionner que le peu de récits mis à disposition reste l’apanage des historiens orientaux et dont les versions ne semblent relater que le rôle joué par le conquérant Okba Ibn Nafaâ et l’instauration de la première capitale musulmane dans le Maghreb, en l’occurrence, El Kaïraouan en Tunisie et, superficiellement, celui de Abou Mouhadjer Dinar conquérant de la région de Mila, en l’an 55 de l’hégire et la réalisation, 4 années plus tard, de la première mosquée construite en Algérie et qui a porté son nom puis celui de Sidi Ghanem.
Le conférencier Bachir Boukaâda, de l’Université de Sétif, a abondé dans se sens en soulignant le peu d’ouvrages historiques disponibles et dont certains s’apparentent plutôt à des légendes qu’à des faits historiques ! Idem pour le docteur Abdelwahab Himer, de l’Université de Constantine 2, qui a souligné l’importance historique de Mila qui a été une véritable capitale du Maghreb central, autant que Kaïraouan, pour son rayonnement sur toute la région, s’agissant de la propagation de la religion musulmane.
Le docteur Djamel Bourbia, de l’Université de Jijel, a abordé le volet sociologique de l’approche historique de l’écriture, la considérant comme un élément fondamental dans la reconnaissance identitaire et culturelle. Le docteur Abderrahmane Boukara de l’Université de Batna a, quant à lui, abordé l’approche de la mise en place d’une école maghrébine de l’écriture de l’histoire de la région, devant l’importance de la mémoire collective et la préservation du patrimoine culturel oral. Mohamed Bousebta, enseignant universitaire, organisateur et président de l’association culturelle Milev, a clôturé la conférence par une synthèse appuyant la légèreté et le manque de références historiques, durant cette période en particulier, mais aussi, le manque de concertation entre différents intervenants, à savoir, historiens- chercheurs et archéologues. Pour cet intervenant, tout ce qui est connu de Mila durant cette période, c’est la conquête par Abou Mouhadjer Dinar qui y a construit, en l’an 59 de l’hégire, la première mosquée en Algérie, sur les ruines d’une basilique et proposant d’ouvrir davantage ce volet devant les chercheurs afin d’apporter plus de réponses et d’éclaircissements !
A. M’haimoud

 

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