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Conférence régionale «Constantine Disrupt»

L’innovation pour relever le défi du développement durable

Dans l’objectif de redynamiser l’écosystème de l’innovation dans l’Est du pays, Constantine a abrité, hier, une conférence régionale des start-up baptisée «Constantine-Disrupt» destinée aux start-up, entrepreneurs innovants, experts en technologies et étudiants. Présidée par le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up, la rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des mesures phares prises par le gouvernement en vue de créer 1 500 start-up d’ici à la fin 2021.
Après Alger, le 3 octobre 2020, Oran et Ghardaïa, respectivement le 20 mars et 17 mai 2021, c’est au tour de Constantine, d’être, le temps d’une journée « La capitale de l’innovation ».
Il est à préciser que le programme Algeria Disrupt est un cadre juridique et règlementaire dont le but est de promouvoir les start-up et accélérer leur croissance, le programme introduit également un nouveau fonds d’investissement public dédié aux start-up, ainsi qu’un accélérateur de start-up «A-venture».
Dans son discours inaugural, le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine El-Mahdi Oualid, a insisté sur «l'appui des start-up qui constituent l'un des supports pour la relance d'un nouveau modèle économique durable, reposant sur la nouvelle technologie et l'économie du savoir», avant de souligner que l’accompagnement des projets innovants des jeunes «figure parmi les priorités du programme d'action du gouvernement». Il s’agit notamment des projets proposant des solutions innovatrices aux problèmes du développement durable.
Le ministre délégué a rappelé certaines des mesures prises par le gouvernement comme la création de trois zones technologiques (zones Tech) et d’un fonds de financement et de soutien aux initiatives des start-up sans oublier «l’assouplissement de l’environnement fiscal des start-up, notamment par d’importantes exonérations fiscales».
Pour le jeune ministre, il est temps de mettre en place les conditions nécessaires au développement rapide d’un tissu d’entreprises technologiques dans tout le pays insistant sur «l’amélioration du climat des affaires des start-up, et ce, par l’allègement des procédures administratives liées à la création et au développement de ces entreprises et la facilitation de leur accès au foncier». Il est question également, de la mise en place d’une cartographie nationale des start-up activant dans plusieurs domaines pour relever les défis majeurs auxquels fait face l’Algérie en matière énergétique, économique et digitale.
Les travaux de cette journée se sont déroulés au niveau de la salle Zénith avec au programme l'organisation de conférences animées par des experts algériens et étrangers autour de plusieurs thématiques se rapportant à la biotechnologie, à l'intelligence artificielle et à l'internet des objets ainsi qu’une exposition dédiée aux start-up activant dans l'Est algérien et deux concours autour de la biotechnologie et l'intelligence artificielle.
De nombreux participants ont affirmé que cette rencontre leur permet d'échanger les expériences, et d’examiner les différents problèmes rencontrés notamment l’approvisionnement en matière première ainsi que le financement de leurs projets.
Ilhem Tir