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Menaceur (Tipasa) Silence sur la réalisation du projet de production du fromage de lait de chèvre

Publié par Houari Larbi
le 21.08.2019 , 11h00
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Voilà bientôt six années qu’une convention de coopération avait été signée le 2 décembre 2013, entre M. Kleber Mesquida, député du Conseil général de l’Hérault (France) et le représentant de la commune de Menaceur, dans la wilaya de Tipasa.
La convention concerne l’acquisition de 15 chèvres de race alpine, 2 boucs et l’équipement d’une chèvrerie, d’une part, avec l’installation des équipements d’une unité artisanale pilote pour la fabrication de fromage chevrier, d’autre part ; et ce, au profit d’une femme rurale au douar Sidi-Salah.
En effet, au sein du douar de Sidi-Salah, sur les contreforts du pic montagneux de Menaceur, dans la wilaya de Tipasa, début 2014 , le Conseil général de l’Herault (France) et la commune de Menaceur avaient choisi de mettre en place un module d’élevage caprin et une unité coopérative pilote de production de fromage chevrier, en vue de la valorisation des ressources agricoles et le développement des territoires ruraux de Menaceur.
Ce projet, d’un coût total qui avoisine 65 000 euros, dont 27 500 euros provenant de la partie algérienne et 37 500 euros cofinancés par la partie française, consistait en « la création d’un PPDRI portant installation d’un module d’élevage caprin de race améliorée et la création d’une coopérative artisanale de fabrication de fromage de chèvre fermier » .
Le budget alloué à ce projet permettrait, l’achat auprès d’une coopérative française de 15 chèvres suisses et de 2 boucs andalous , ainsi que l’achat du matériel d’élevage nécessaire à la chèvrerie.
La première famille bénéficiaire de ce projet est Mme O. Fatma, mère de 7 enfants, résidant dans le village agricole de Sidi-Salah.
Selon les signataires de la convention citée plus haut , ce projet « se trouve être dédié aux ménages sans revenu stable, n’ayant pas d’activité pérenne, et en outre constitué par une femme rurale , chef de ménage ». Et de préciser que « ce type d’ unités pilotes est prévu être adossé à une formation continue, en vue de bénéficier de conseils et d’un encadrement technique au profit des bénéficiaires et permettrait d’acquérir le savoir-faire nécessaire à la bonne conduite et à la bonne gestion du troupeau , en insistant particulièrement sur la mobilisation des outils et des moyens en vue de favoriser un véritable échange de savoir-faire ».
Le maire de Menaceur, signataire de ce contrat, avait révélé que l’une de ces unités pilotes sise à Sidi-Salah « fabriquera aussi du fromage de chèvre, du lait et du l’ben de chèvre en révélant à ce sujet qu’« il est prévu le lancement de plusieurs autres projets similaires de coopération dans le cadre du renouveau rural (PPDRI), notamment dans la production de miel. »
Quant à Mme Sandra B., chargée de mission auprès du Conseil général de l’Hérault et membre de la délégation française , elle avait évoqué, dans allocution , les grands axes de cette coopération, notamment celles précisées par le contenu de la convention, et qui portent sur « la diversification des activités économiques d’une région rurale, par la fabrication d’un nouveau produit artisanal et la valorisation des ressources locales et les produits du terroir et, enfin, initier la femme rurale à l’esprit d’entreprise , mais essentiellement favoriser les échanges entre sociétés civiles et institutions, mettant en évidence l’implication des partenaires locaux » .
Nonobstant ces alléchantes perspectives au profit de l’agriculture et des femmes rurales algériennes à faible revenu, prévues être opérationnelles incessamment, force est de constater aujourd’hui et près de sept années après la signature de cette convention, que la production de ces produits laitiers est quasi-inexistante. Il convient de préciser, par ailleurs, que l’Algérie est le plus important consommateur de lait au sein du Maghreb et que la production nationale étant limitée à 2,2 milliards de litres, c’est donc près d’un milliard de litres de lait qui est ainsi importé chaque année, majoritairement sous forme de poudre de lait. Les produits laitiers représentent ainsi le second produit dans les importations annuelles de produits agroalimentaires de l’Algérie
Cependant , en marge de ces perspectives, rien ne se profile à l’horizon au niveau de la wilaya, malgré le projet fabuleux prévu par un PPDRI, doté d’une enveloppe d’un coût total avoisinant les 65 000 euros, dont 27 500 provenant de la partie algérienne et 37 500 cofinancés par la partie française ; sachant que ce projet consistait en « la création d’un PPDRI portant installation d’un module d’élevage caprin de race améliorée et la création d’une coopérative artisanale de fabrication de fromage de chèvre fermier » .
Le budget alloué à ce projet, rappelons-le, permettait l’achat auprès d’une coopérative française de 15 chèvres suisses et de 2 boucs andalous, ainsi que l’achat du matériel d’élevage nécessaire à la chèvrerie. Ainsi, subsiste la question du devenir de ce projet.
Houari Larbi

 

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