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TIPASA Une caravane d’universitaires sillonne les contreforts historiques des Beni Menaceur

Publié par Houari Larbi
le 15.08.2018 , 11h00
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Les Amis du Fort de Cherchell et l’Association du Café littéraire de Cherchell viennent d’innover dans leurs travaux de recherche historique algérienne, en organisant cette fois-ci une caravane d’universitaires en vue de sillonner les contreforts montagneux historiques des Beni Menaceur au cœur des massifs montagneux et boisés de Tidhaf.
Cette caravane, composée de plusieurs véhicules, de volontaires et d’historiens provenant des universités d’Alger, Blida, Chlef et de Tipasa, où prirent part les historiennes Yamna Behiri et K. Krimi, le Dr Rachid Bellahcene, les Drs Fethi Hamza, Behiri, Chennaoui, M. Benmekhlouf, M. Paul Faizant, M. Braham  Hakem, M. Benmokadem, et d’autres scientifiques, bénévoles et volontaires, qui se sont lancés à corps perdu dans cette recherche sur l’histoire d’un passé glorieux et héroïque, en cette saison caniculaire. «C’est sur la piste des premiers combats contre l’envahisseur français que Malek el Berkani, un héros du combat national, fut blessé le 2 août 1871 et décéda dans la région de El-Kouass dans la proximité de Cherchell», nous dira M. Melhani.
Lors de l’arrivée de la caravane dans la première halte, dénommée Souk-el-Had, près de Ghardous, à proximité de Menaceur, «lieu de la déclaration historique du djihad et du départ de la révolte nationale, que la caravane fut rejointe par le cheikh de la zaouïa, Hadj Mohamed Mouaci, et par l’ensemble du groupe», précisa M. Melhani. Lors de cette halte, l’historienne Mme Krimi rappellera un événement de l’histoire de cette région en fustigeant «l’impact de la colonisation de peuplement sur la société algérienne à l’instar des Beni Menaceur et des autochtones des Issers de 1830 à 1872».
Toujours lors de cette première halte, l’historienne Mme Krimi rappellera dans une brève intervention «les crimes du colonialisme notamment les enfumages du Dahra» et particulièrement le rôle funeste du «sénatus-consulte du  22 avril 1863».
Lors de son avancée, cette caravane arrivera à sa deuxième halte, à la zaouïa de Sidi M’hamed Aberkane, située sur les contreforts de Menaceur, où se trouve le mausolée de Malek el Berkani. La caravane arrivera au niveau de sa troisième halte dénommée Bordj-el-Khemis, qui fut un bordj turc et mirador destiné à surveiller les tribus des Beni Menaceur. «Bordj-el-Khemis, nous disait 
M. Melhani, fut le lieu de la rencontre historique entre l’émir Abdelkader et le cheikh Benaïssa el Berkani, qui l’accompagna vers Cherchell, en vue du ralliement des tribus et des organisations de la résistance locales contre l’envahisseur français».
Au niveau de la quatrième et dernière halte, dénommée Dar-es-Soltane, l’historienne Mme Krimi tint à évoquer «la résistance des habitants de Dar-es-Soltane à l’invasion française de l’Algérie de 1830 à 1837». Il a été évoqué dans ce cadre par certains universitaires, la référence des importantes conférences de cette historienne, à l’instar de celle animée en France, dans le cadre du colloque international «Propriété et société en Algérie contemporaine : quelles approches» qui s’est tenu du 21 au 22 mai 2014 à l’Iremam, intitulé «Le statut de la propriété chez les Beni Menaceur et les habitants des Issers de 1830 à 1872», de même que la conférence animée sur «La femme algérienne au miroir des programmes qui avait été présentée en Algérie au Centre national d’études et de recherches sur le Mouvement national et de la Révolution du 1er Novembre 1954». 
Houari Larbi 

 

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