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COOPÉRATION Une mission d’affaires roumaine à Aïn-Defla

Publié par Karim. O.
le 26.04.2018 , 11h00
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Une mission d’affaires roumaine, conduite par l’ex-Premier ministre et l’ambassadeur de la Roumanie, a séjourné en Algérie du 21 au 25 avril en Algérie en quête de contrats de partenariats entre les Groupes industriels roumains et le Groupe Tell, un groupe de financement cofondé par Yassine Bouhara et Arezki Iberrakène, cofondateurs de cette Société de participations.
Lors de la rencontre entre les deux parties, organisée au niveau de la bibliothèque centrale de Aïn-Defla, en présence du wali et des membres de son exécutif, rencontre animée de main de maître par Safia Kouiret, directrice d’études de la promotion de l’investissement au niveau de l’Andi. chacune des deux parties a mis sur la «table» ses atouts pour se séduire réciproquement.
Les Roumains ont fait un grand étalage de leur savoir-faire, de leurs compétences, de leurs expériences en Afrique et dans le monde, de la solidité de leurs firmes, de leurs réalisations tandis que le groupe algérien a fait valoir ses grands potentiels et ses potentialités, vierges dans de nombreux secteurs, potentialités telles qu’une main-d’œuvre diplômée qui ne demande qu’à travailler, un potentiel hydrique très important, des milliers d’hectares des meilleures terres cultivables à grande fertilité, qui font de la wilaya de Aïn-Defla une zone agricole par excellence, un réseau routier et ferroviaire de plus en plus densifié, la proximité des portes de Ténès, Oran et Alger, des lignes aériennes nationales et internationales à partir de Chlef et Alger, des ressources minières, en plus d’un Fonds d’investissement de 100 milliards très peu consommé «tous les ingrédients qui peuvent faire émerger et hisser la wilaya de Aïn-Defla au rang de pôle agro-industriel et industriel de premier plan», selon les différents intervenants de la partie algérienne.
A ces potentialités, on a fait valoir les possibilités d’investissement dans un domaine quasiment vierge, celui du tourisme local et même international, avec notamment la ZET de Hammam-Righa pour le tourisme thermal et celle de Oued Chorfa, un cadre verdoyant autour du grand barrage Ghrib.
La partie roumaine a, quant à elle, fait valoir son savoir-faire dans les domaines de la transformation agroalimentaire, la construction, l’industrie hôtelière, l’exploitation et les différentes utilisations des ressources géothermiques.
L’un des intervenants de la partie roumaine a évoqué leur expérience et les erreurs commises par le morcellement des terres, néfaste à une grande puissance économique agricole en ajoutant «il n’y a pas d’avenir pour atteindre l’autosuffisance et la compétitivité sur le marché international, compétitivité vitale pour s’assoir à la table des grands, et ce, sans la mise en place de coopératives à fédérer au sein d’un Groupe national puissant, compétitif par la quantité de ses productions et la qualité des produits à mettre sur le marché de l’exportation». A ce sujet, un autre intervenant roumain dira «un marché d’un milliard de consommateurs s’offre à nous et est à investir en Afrique et au Moyen-Orient, notamment au Nigeria où nous voulons y aller avec l’Algérie».
Avant la tenue de la rencontre entre les deux parties, la délégation roumaine a eu à visiter le centre de formation professionnelle de Aïn-Defla où se forment des légions de jeunes dans de nombreuses filières puis l’unité du Groupe algéro-français Sim/Sanders fonctionnelle depuis deux années, spécialisée dans la production de l’aliment du bétail et de la volaille et qui a le vent en poupe.
A l’issue de la rencontre des deux Groupes Safora et Tell, deux protocoles d’accord ont été signés, l’un dans le domaine agricole à savoir Labelviande (élevage ovin et avicole, abattoirs) et l’autre portant sur les forages géothermiques, distribution et exploitation de l’énergie thermique émanant du sous-sol, ressource inépuisable.
Lors du point de presse, la partie roumaine a fait savoir que ces deux protocoles signés seront concrétisés et entreront en vigueur au courant du mois de septembre prochain.
Interrogé à propos des efforts accomplis dans le domaine de la dynamisation de l’investissement par les incessantes visites qu’il effectue dans les zones d’activité de Tiberkanine et de Boumedfaâ, le wali dira : «Ce que nous faisons, émane de la volonté du gouvernement de diversifier et de dynamiser tous les secteurs d’investissement hors-hydrocarbures, et les opportunités ne manquent pas, des investissements importants ont été réalisés et sont même entrés en production et d’autres sont en cours de réalisation ou en voie de l’être, nous nous y employons».
Dans l’après-midi, la délégation roumaine a eu à visiter l’important barrage de Sidi Ahmed Bentaïba, rempli à 100%, et la Zone d’expansion touristique de Hammam-Righa qui connaît de grands travaux d’aménagement dont le coût est estimé à plus de 300 milliards de centimes.
Karim O.

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