Rubrique
Société

Guelma Comment contenir la violence à l’école ?

Publié par Noureddine Guergour
le 09.11.2019 , 11h00
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La parole se libère chez les victimes de violence au niveau des établissements scolaires. 
Des prises de parole après «l’absence de réactions rapides et efficaces de l’éducation nationale face à ce fléau que nous subissons. J’aurais aimé être soutenue lorsqu’un élève, il y a quelques années, m'a lancé son cartable  dans le visage dans le couloir de l’établissement. Un incident qu'on ne devrait pas passer sous silence. Mais, à chaque fois, les parents, l’administration et parfois même les collègues essaient de nous faire la morale en nous demandant de prendre les choses moins à cœur, et malheureusement, c’est comme ça que ça se passe», c’est le témoignage d’une enseignante du secondaire. 
«On m'a craché dessus et on m'a menacée de me «bastonner à la sortie», lors d’un examen de niveau, il y a une année, dans un CEM du centre-ville de Guelma», témoigne une autre femme mariée qui enseigne la langue arabe au palier moyen. 
Une jeune fille de 29 ans, professeur de français dans un lycée des environs immédiats de Guelma, fait partie des victimes de ce fléau. «On subit régulièrement des agressions verbales, parfois aggravées. Finalement, pour la plupart, cela  fait partie des risques de notre métier» déclare-t-elle. Et d’enchaîner : «Malheureusement, tout le monde a tendance à banaliser ces actes de violence». «Des élèves passent dans le couloir et nous font entendre des propos et des plaisanteries obscènes. J’ai rédigé des rapports au premier responsable de notre établissement scolaire, mais vainement. ils ont continué». 
Pour un sexagénaire retraité du secteur de l’éducation, «les profs sont confrontés à des problèmes qui les dépassent, car ce n'est pas du ressort de l'enseignant de remédier à cette situation, qui prend malheureusement des proportions alarmantes». Selon lui, à cause de la «baisse constante des effectifs d’encadrement, les établissements scolaires n’arrivent plus à contenir ces agissements». 
Des actes de violences, physique et verbale, ont été signalés ces dernières années, en milieu scolaire à Guelma. Certains cas ont défrayé la chronique. Des tentatives d’agression par des élèves, en classe de surcroît, ont ébranlé la famille de l’éducation. 
Des parents d’élèves s’en sont pris violemment à une enseignante, l’accusant de partialité, de favoritisme. A tort ou à raison, il n’empêche que la violence ronge les établissements scolaires, elle est réelle.
Nourredine Guergour 

 

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