Rubrique
Société

GUELMA Les rats envahissent plusieurs quartiers de la ville

Publié par Noureddine Guergour
le 18.09.2019 , 11h00
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Les rats défrayent la chronique. Depuis des années déjà, on parle de prolifération de rats dans la région et en particulier à Guelma.
Dans les cités périphériques et les anciens quartiers de la ville, ils ne se cachent plus. Ils courent à n’importe quel moment de la journée et s'en prennent aux déchets ou aux morceaux de pain, précisément entre les poubelles et les déchets de chantiers.
«Notre cité se transforme en véritable déchetterie. malheureusement, on nous laisse vivre avec les rats sous nos fenêtres», s'écrie un sexagénaire, habitant de la cité Khalla, dans la périphérie de Guelma. Même sur le perron du troisième étage, on croise souvent des rats qui nous observent tranquillement. Ces derniers temps, les rongeurs prennent de plus en plus de place dans les cités à un degré hors du commun d'insécurité et de danger. «Ces immondes rongeurs envahissent les cités. La situation devient surréaliste», explique une femme de ménage. «Au début, ils se cachaient. Mais aujourd'hui ils sont partout. Sous les poubelles et dans les cages d’escalier, les couloirs communs, les vides-sanitaires, les caves et parfois, ils courent à nos pieds. C'est vraiment dangereux», a-t-elle ajouté.
Devant cette invasion, les habitants des cités Rahabi, Bara, Emir-Abdelkader, Khalla… ont alerté à plusieurs reprises les bureaux communaux d’hygiène et l’OPGI. «A ce jour, aucune  suite». «Va-t-on laisser pourrir la situation, jusqu'à ce qu'un incident survienne ?», s'interrogent les riverains. «Ce n'est pas agréable de voir des rats, en plus d’être destructeurs ils sont porteurs de maladies», déclare un technicien supérieur en hygiène du milieu.
Pour ce spécialiste, on aurait tort de sous-estimer ce danger sanitaire : «les rongeurs sont des supervecteurs de transmission de pathogènes tout en étant porteurs sains de salmonelle, de leptospirose. Leur surpopulation constitue donc un foyer pathogène, c’est donc un problème de santé publique». Les habitants de ces quartiers s'interrogent depuis un bon moment : «A quand une campagne de dératisation ?». Alors en attendant, ils prennent leur mal en patience.
Noureddine Guergour

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