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GUELMA

Non-respect des passages pour piétons et de l'arrêt au feu rouge

Des piétons, au centre-ville de Guelma, nous déclarent qu’ils traversent avec leurs enfants les passages protégés la peur au ventre. Mais aussi, certains passants ne respectent pas l'arrêt au feu rouge pour piétons, ce qui incite les conducteurs à ne pas respecter le code de la route, dénoncent, dans un entretien au Soir d’Algérie, des riverains.
Tous les usagers de la route, à Guelma, auront fait le même constat : certaines voitures s’arrêtent au niveau des passages pour piétons, alors que d’autres continuent souvent à circuler au grand dam des usagers de la route.
Les automobilistes sont-ils plus inciviques que les piétons ? «Pas toujours», rétorque un jeune chauffeur dans une entreprise publique. Des voitures freinent au feu orange, d’autres accélèrent pour passer avant que le feu ne vire au rouge. Les piétons respectent rarement les feux tricolores alors qu’il y a ceux qui les ignorent carrément. Ces comportements incitent à des conduites inappropriées et s’ancrent dans la culture de mobilité urbaine. Beaucoup de piétons renoncent à leur droit de passage et attendent que les feux soient rouges pour les voitures pour traverser sans perturber la circulation, mais par contre, d’autres, forts de leur «bon droit», s’entêtent en revanche à traverser, suscitant l’ire des uns et des autres. Se produisent alors des freinages subits, voire des accidents graves… Mais comment peut-on changer cette conduite ? faut-il placer le maximum de feux au niveau des passages pour piétons, pour leur inculquer la culture du respect du code de la route en milieu urbain ? s’interroge un sexagénaire.
Finalement, les lois relatives à l'utilisation de la voie publique par les usagers deviennent caduques à Guelma. Elles sont superbement ignorées», notamment par certains chauffeurs de bus de transport urbain.
«Dès qu’un piéton manifeste clairement son intention de traverser, l’automobiliste doit immobiliser son véhicule pour lui permettre de passer, une règle qui n’est malheureusement pas souvent appliquée», déclare un policier du service de la voie publique, et d’ajouter : «Et le piéton doit, avant de s’engager à traverser, s’assurer qu’il peut le faire sans risque». Mais il semble bien permis de conclure qu’on est loin de la réalité.
Noureddine Guergour