Rubrique
Société

RENTRÉE SOCIALE Un rythme infernal

Publié par Soraya Naili
le 05.10.2019 , 11h00
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Les vacances, une parenthèse enchantée qui vient de se refermer en emportant dans son sillage longues veillées estivales, farniente et détente. La rentrée sociale a sonné le glas de cette nonchalance, renvoyant chacun d’entre nous à ses obligations. 

Eh oui, il faut travailler, étudier et s’activer avant de mériter d’autres vacances. C’est ainsi ! Le réveil-matin qui s’était offert quelques semaines de répit a repris du service, au grand dam des parents et des enfants. Tirés dès potron-minet d’un  profond sommeil, tout ce beau monde s’agite dans la maison. Il faut se préparer au pas de charge, courir dans tous les sens et affronter l’enfer des embouteillages. A la rentrée, les journées deviennent stressantes et éprouvantes.

Plan Marshall
L’organisation reste le maître mot pour remettre tout ce beau monde sur les rails. Nadia et Samir ont deux enfants de 5 et 7 ans. « Tous les matins, c’est le branle-bas de combat pour les tirer du lit. Pendant l’été, ils vivaient à leur rythme, se couchant et se réveillant à pas d’heure. Avec les embouteillages que connaît la capitale, nous avons mis au point une sorte de plan Marshall. Chacun s’occupe d’un enfant. L’aîné est au primaire. Quant au plus petit, il est encore à la maternelle. Nous avons dû trouver des établissements scolaires proches de nos lieux de travail respectifs afin de nous en sortir. »

Course derrière le temps
Rentrée sociale rime avec réveil matinal et rythme accéléré. Les parents ayant des enfants scolarisés renouent avec un emploi du temps très chargé. « Après les vacances, le rythme devient ‘speed’. Pas le temps de souffler », avoue Nesrine, 38 ans. « Le matin, on a du mal à extirper les enfants de leur lit. Couchés vers 23 heures à cause des nombreux devoirs à remettre le lendemain, ils sont goguenards au réveil. Les pauvres sont à moitié endormis dans la voiture. Toute la semaine et même durant le week-end, on court dans tous les sens. Entre les séances de sport et les cours de soutien, on ne voit pas les journées filer.Les inextricables bouchons de la capitale dévorent une grande partie de notre temps. On vit constamment sur les nerfs et on regrette les mois de juillet et d’août, période où la tension est relâchée au maximum .»

Petit sursis pour les universitaires
La rentrée universitaire n’ayant pas encore sonné, un petit sursis est accordé aux universitaires. Etudiante à l’Ecole d’architecture d’Alger (EPAU), Naïla, 21ans, savoure avec délice ses dernières journées de vacances et de farniente. « Mon petit frère, qui est au collège, a déjà repris le chemin des études. Il est carrément jaloux de moi car je suis encore en mode ‘relax’. Je continue à veiller tard pour regarder des films sur mon ordinateur et à m’offrir des grasses matinées. Mais pas pour longtemps. La rentrée universitaire approche à grands pas. Le stress des transports en commun et des cours va vite me rattraper aussi, hélas .»
Fini le farniente. La rentrée sociale impose un rythme soutenu et une organisation rigoureuse pour toutes les familles. Réveil, repas, devoirs, cours de soutien, sport, transport... tout doit être réglé comme du papier à musique. Lourde tâche pour les parents ayant plusieurs enfants. Une course contre la montre est engagée sur fond de journées exténuantes. Seule question qui revient en boucle sur les lèvres des grands et des petits « à quand les prochaines vacances ? ». Déjà ?
Soraya Naili

 

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