Rubrique
Soit dit en passant

À la rue de garder la main !

Publié par Malika Boussouf
le 14.08.2019 , 11h00
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Le temps n’a aucune emprise sur le Hirak qui, pourtant, subit des provocations de tous les diables tandis que le brassage d’idées, lui, prend racine et enrichit la rue. Ceux qui disposent de la force ne désespèrent pas de garder la décision en influençant le renoncement.
Démarche difficile à entreprendre malgré les avancées enregistrées, même si l’on considère, dans certaines chapelles, qu’il n’y en a aucune, que la rue se berce d’illusions et que chacun de ses pas est dicté par un système qui continuerait à manipuler les foules. Mais oui ! J’en ai déjà parlé il y a quelques semaines.
Il y en a qui pensent, parce que cela les réconforte et leur fait oublier leurs propres échecs, que tout ce qui donne l’impression de se faire hors du système est dicté par ce dernier. Qu’est-ce qui menace réellement la stabilité d’une autorité peu familiarisée au désaveu ? L’Aïd n’a, en tout cas, pas empêché de parler de protestation, ni de ceux qui, à l’extérieur du pouvoir, œuvrent à garder le pays à l’abri des tempêtes qui le menacent.
Beaucoup d’entre nous ont pensé aux détenus d’opinion, à ceux qui sont injustement emprisonnés parce qu’ils disent à haute voix les dérives de l’autorité et d’un ordre rejeté par des populations qui ont, un jour, compris qu’une indépendance ne tombait pas du ciel. Tout ce qui met mal à l’aise et contrarie encourt soit l’emprisonnement, soit une mise à l’écart. Cela devient sérieusement fatigant de vouloir faire passer pour une vérité absolue le fait que tout ce qui se dit et s’organise soit le fait d’un commandement occulte. Je pense aux détenus d’opinion, tandis que le moindre comportement, jugé «déviant» parce qu’inhabituel pour les dignitaires du régime, est sanctionné. Je pense aussi aux forces de l’ordre qui dictent leur itinéraire aux étudiants et réduisent de plus en plus l’espace auparavant conquis. En contrôlant la rue, on pense que la lassitude finira par gagner les rangs et les videra au fil des semaines. Ceux qui commandent les forces de l’ordre et qui ont envie d’y croire imaginent, parce que cela répond à leur idée du contrôle, que détermination et enthousiasme finiront pas perdre de leur sens.
M. B. 

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