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Soit dit en passant

Ces violences dont on ne parle jamais assez !

Publié par Malika Boussouf
le 28.10.2021 , 11h00
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L’association Djazaïrouna s’est consacrée, hier,  aux violences conjugales dont on fait mine de s’inquiéter, mais qui passent toujours, ou presque, pour secondaires. À ces sévices qui s’invitent au menu sans crier gare. Ces agressions que, souvent, les femmes subissent en silence. Des déchaînements contre lesquels elles ne se révoltent qu’occasionnellement. Ces coups de sang qui leur font raser les murs du foyer et qu’elles taisent par peur à la fois de l’agresseur et du rejet social. Par crainte du jugement des autres et d’une reconstruction difficile à envisager ni même à entrevoir. 
Les confinements successifs,  imposés par la progression du Covid à travers le pays, ont révélé une part de l’acharnement auquel s’exposent les femmes au foyer ou celles contraintes, durant un temps indéterminé, à télé-travailler. La pandémie aura eu bon dos. On lui a trouvé une autre responsabilité. Celle d’avoir exacerbé les mises à mort de femmes livrées à une fureur qui n’en demandait pas tant pour se faire les dents sur des victimes toutes indiquées. Il faudra, un jour, faire le bilan des féminicides durant le Covid et le comparer, si tant est qu’il soit possible de le faire, aux meurtres commis en temps de sursis sanitaire. Quant aux coups dont les effets  paraissent anodins, tant qu’ils ne conduisent pas à la morgue, les victimes les passeront sous silence par crainte de représailles en tous genres. Parce qu’une femme qui quitte le foyer conjugal, c’est forcément qu’elle n’obéit pas aux codes établis. Quand on parle de violence conjugale, on ne pointe pas seulement celle qui se voit. Il y a les marques que l’on porte sur son corps et qui témoignent du fait que l’on a été agressé. Mais iI y a, aussi, celle que l’on ne voit pas et que l’on aurait du mal à prouver. Elle est invisible et n’est perceptible que par le psychothérapeute qui  tente d’en soulager celle qui sollicite son aide. Cette rencontre trop courte hélas n’a pas seulement abordé la nature des coups. Elle s’est intéressée aux moyens à la portée des victimes pour se reconstruire. De la façon dont elles se relèvent, dont elles reprennent confiance en leurs capacités à s’en sortir. 
M. B.

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