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Soit dit en passant

Comment réussir une rentrée parlementaire ?

Publié par Malika Boussouf
le 17.06.2021 , 11h00
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Reprise des travaux d’une nouvelle fournée de députés qui trépignent en attendant de faire connaissance avec ce qui abritera leurs ambitions pour quelques années. Parce que des intentions, chaque élu en a. Il sait parfaitement comment il va gérer sa mission au sein de l’Hémicycle et surtout comment il va pouvoir le nourrir de sa présence. Est-ce qu’il suffit d’en parler pour empêcher que les rituels familiers, y compris à ceux d’entre les Algériens qui ont renoncé à y croire, se reproduisent ? Le statut est banalisé. La confiance est rompue et les causes qui ont conduit à la rupture alimentent les slogans d’un Hirak que l’on aurait tort de croire fini. Voilà pourquoi, qu’ils aient voté par conviction, par sursaut patriotique ou choisi de boycotter le scrutin, ils se rejoignent presque tous autour d’une même certitude. Pour tous ou presque, les nouveaux députés ne dérogeront pas à la règle.   
On pronostique à leur propos qu’ils feront du vent comme on attendra d’eux qu’ils s’agitent comme s’il était de tradition que des députés, élus pour veiller au grain, devaient, aussitôt installés, se transformer en clowns peu soucieux des sentences populaires. L’emploi du temps de ceux qui n’auront pas à éradiquer les problèmes du pouvoir d’achat, du logement ou du chômage sera chargé. Libre à chacun de disserter sur les chapitres à écrire à ce propos. Le clientélisme ne s’émousse pas et les clientèles ne s’égarent pas. Il y en a qui se font un point d’honneur à courir au soutien de forces au pouvoir, dont le clan islamoconservateur. Avec pour conviction que l’avantage passera par ceux qui auront excellé dans le noyautage du mouvement populaire. 
Le système où grenouillent des forces qui préfèrent évoluer dans l’ombre tente d’inverser la vapeur en accusant la majorité qui conteste de servir les intérêts  de la bande, quand  la minorité, celle que la rue appelle à céder le pas, serait au chevet du pays. Qui croire ? Ceux qui affirment, à propos des personnes que l’on pourchasse, parce qu’elles ne partagent pas le même projet de société, qu’elles ébranlent le moral des troupes ou ceux qui nous les décrivent comme infaillibles ?
M. B.

 

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