Rubrique
Soit dit en passant

Entre le bouclier, le Smartphone et le talkie-walkie

Publié par Malika Boussouf
le 14.11.2019 , 11h00
2941 lectures

Ils sont tellement surprenants ces parents qui, en même temps qu’ils confient frustration et colère dues au fait que leurs enfants n’aient pas été libérés, affirment leur incontestable adhésion à la cause défendue par ces derniers. Ils sont là, présents, dans l’attente du verdict et fiers de cette conscience collective qui combat, empêche et protège avec force de l’isolement. Alors, peu importe s’il faut en passer par là pour en finir avec l’envie de fuir le pays, chassée à coups de slogans favorables à la récupération des droits dont ils sont privés. On pensait les parents usés par les interdits et la répression, on les retrouve revigorés par l’engagement de ces filles et garçons qui rejettent la persistance du système à vouloir penser pour eux et à leur choisir un avenir qui les enferme dans une insupportable soumission. Si leurs parents ont subi, eux refusent cette politique du fait accompli que leur propose inlassablement une autorité qui, de leur avis, n’a plus sa place aux commandes ! 
Les reproches sont durs, les accusations graves. Ce que l’on pensait voué à l’échec poursuit sa progression vers un aboutissement dont les Algériens, dans leur grande majorité, devinent la couleur. Autant dire qu’ils la connaissent et même bien, puisque ce sont les centaines de milliers, voire les millions de marcheurs à travers le pays qui en ont décidé ainsi. 
Demain vendredi, le 39e depuis le début du mouvement populaire du 22 février dernier, d’autres Algériens viendront gonfler les rangs et combler les vides laissés par les prisonniers du désormais célèbre Hirak ! 
La rue comme les parents des détenus, élevés au statut de héros par les marcheurs impénitents, ne se font plus d’illusions sur les dispositions des tribunaux à rendre leur liberté à ceux que rien ne prédisposait à l’enfermement. 
Comment prendre au sérieux une justice rendue de façon aussi subjective ? Selon que l’on soit jugé à Alger ou ailleurs, les sentences sont souvent consternantes ! Chaque corps conditionné à la soumission  a sa propre façon d’obéir. Les policiers, eux, savent y faire. Ils manipulent à la perfection et le bouclier et le Smartphone !
M. B.  

 

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires de la semaine
1

Périscoop 11:00 | 07-12-2019

Bensalah prépare son retour

L’audience accordée jeudi dernier par le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, à son remplaçant au Sénat, Salah Goudjil, a été l’occasion, affirme-t-on de bonne source, de faire le point de situation au niveau de

2

Actualités 11:00 | 05-12-2019

Sellal au juge :
«J’ai signé sans savoir ce que je signais»

Second arrivé à la barre, Abdelmalek Sellal a répondu à toutes les questions qui lui étaient posées d’une voix inaudible. Contrairement à Ouyahia, son audition a duré moins de temps. Elle a porté sur les avantages accordés aux hommes d’affaires dans l’automobile mais également le financement occulte de la campagne électorale de Abdelaziz Bouteflika.