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Soit dit en passant

Il en reste beaucoup des escrocs à juger ? (2)

Publié par Malika Boussouf
le 19.02.2020 , 11h00
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Ce que je n’arrive pas à me représenter, c’est un individu, comme Ali Haddad, à la tête d’une fortune colossale qui lui permet, je ne le dis pas au passé parce que sa fortune est toujours intacte, de jouer là où l’on traite  d’hydrocarbures. De la première ressource du pays. Celle qui empêche au bateau Algérie de couler et pourrait, en disparaissant, contraindre les algériens à retrousser les manches pour se nourrir autrement. Celle qui le classe parmi les plus avantagés et en haut de l’affiche qui permet l’accès aux richesses encore interdites à des candidatures mieux armées, pour prétendre au partenariat. Je ne vais pas citer les autres. Ali Haddad représente parfaitement cette faune ennemie, sortie de nulle part. Une horde de malfrats et un sésame pour accéder à un monde de privilégiés qui veille, méchamment, à ce que son accès soit interdit au commun des mortels. 
Au fil du temps, l’imposant règne de la médiocrité nous aura démontré qu’il était suffisamment fructueux pour justifier l’existence d’un milieu où opèrent, exclusivement, ceux autorisés à y grossir leurs scandaleux acquis ! 
Il arrive que l’on vous culpabilise de ne pas en parler assez ! De ne pas assez flatter cette récente vérité qui alerte sur le désormais haut risque encouru, on l’espère pour longtemps encore, à s’adonner à la surfacturation, aux fausses importations ou à la fuite de capitaux. Personnellement, j’avoue ne pas fermer, intentionnellement, les yeux sur la volonté affichée de terrasser la corruption qui ronge le pays, mais par crainte que les hauts faits d’armes d’une justice, pas encore indépendante, ne soient temporaires. Quand le doute vous habite, face au travail colossal qui reste à accomplir, vous vous surprenez à couper court aux questionnements. Par instinct de survie ou pour mieux se préparer au pire, vous expliquera-t-on ! Ou pour fuir l’idée stupéfiante que l’essentiel, comme la récupération des milliards perdus, n’est pas au programme ou, encore, pour calmer la colère qui gronde en chacun ! Mais au fait, où exerçaient les magistrats dont les Algériens découvrent la farouche volonté d’assainir les rangs de la classe économique ? 
M. B. 

 

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