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Soit dit en passant

Ils sont là, nous voilà rassurés !

Publié par Malika Boussouf
le 16.05.2019 , 11h00
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J’ai parlé, il y a quelques jours, des magistrats sortis au début du mouvement dire leur ras-le-bol et leur adhésion à ce dernier avant de s’évaporer dans la nature. On avait le sentiment qu’ils avaient rejoint la contestation pour figurer dans ses annales. Quelques petits tours, avant de s’en retourner à leurs préoccupations personnelles. 
Leur disparition de la circulation m’a un peu plus interpellée lorsque Louisa Hanoune a été incarcérée sans que les mêmes magistrats et, dans leur sillage, les tribunaux civils ne s’élèvent contre pareille atteinte au libre exercice politique et à la liberté d’expression. Si la secrétaire générale du Parti des travailleurs se doutait, comme l’affirment ses militants, de ce qui l’attendait tout en affirmant n’avoir rien à se reprocher, c’est qu’elle aussi éprouvait quelques ressentiment à l’égard de notre justice.  Dans des cas comme celui-là, les faits vous reviennent plus violemment à l’esprit. On n’aime pas trop se dire, encore moins dans des moments où la communion et l’adhésion de toutes et tous à l’ensemble des principes énoncés par les marcheurs de la semaine et du vendredi, que des alliés d’hier ont lâché l’affaire, ont pris leurs distances avec la «révolution» exceptionnelle qui se joue dans la rue et au sein des foyers.
Le retour au silence des femmes et des hommes de loi, au-delà de leurs sorties au début du mouvement, était-il un signe qu’ils avaient de nouveau renoncé à dénoncer les pressions et les injustices qui s’exercent dans les cours de justice ? Dans la même veine, on se demandait où étaient passés les avocats qui étaient venus leur prêter main-forte aux abords de leur département ministériel !
A l’exception de ceux qui courent les plateaux télé et autres tribunes universitaires comme s’ils étaient déjà en campagne, on a du mal à séparer ceux qui exercent effectivement le métier de la multitude d’experts qui disent le droit sans avoir la moindre influence sur ce qui se décide en coulisses. Je viens de raconter quel était mon sentiment à l’égard de ces femmes et de ces hommes de loi. Je retire ce que j’ai dit. Ils sont revenus sur le devant de la scène. Les espoirs restent permis.   
M. B.

 

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