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Soit dit en passant

Laisser la majorité libre de décider !

Publié par Malika Boussouf
le 11.07.2019 , 11h00
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Les démocrates sont inquiets, pas les autres. Pas le pouvoir, qui sait, toujours, comment s’en sortir. Pas l’opposition, qui garde les fesses entre deux chaises, histoire de ne rien rater des possibilités qui s’offrent à elle. 
Beaucoup de ceux qui fonctionnent sans état d’âme sont prêts à se débarrasser du moindre symbole qui empêcherait de s’inventer un autre parcours, une autre histoire, un autre passé, d’autres héritages. 
Quant à s’interroger sur qui est habilité ou non à penser ou décider à la place des autres, ceux qui s’arrogent le droit de le faire  ne se posent pas la question. Ils font bien le ménage autour d’eux sans se préoccuper de ce qui attend leurs alliés d’hier. Ould Abbès parmi les résidents d’El Harrach ? On pense froidement à ce que le personnage, haut en délires, a dû donner au système pour pouvoir s’offrir le confort qui lui est reproché, maintenant que le voilà privé de l’immunité dont il bénéficiait. 
Il faut dire que ces situations inédites, dont on ignore où elles mèneront le pays et en quoi elle le servent, n’ont rien de rassurant. 
L’allure à laquelle le système règle ses comptes, quand on renonce à lui trouver une explication fut-elle bateau, devient intrigante à plus d’un titre. 
Les algériens d’en bas qui n’ont pas navigué dans ces eaux-là et savent, par conséquent, qu’ils n’ont rien à craindre sur ce plan-là se demandent, quand même, lequel d’entre les protégés du système va pouvoir passer entre les mailles du filet et échapper à la prison. 
Pourquoi faut-il que, dès qu’ils sont nommés à des postes importants, les responsables ouvrent grand les portes des affaires et de la réussite à leur progéniture ? Vous connaissez, vous, un enfant de la nomenklatura qui travaille comme standardiste quelque part ? Moi, je n’en connais pas, mais  je comprend, par contre, ce qui met en rogne des gamins de leur âge qui, eux, n’ont pas les moyens de réussir, y compris lorsqu’ils en possèdent les compétences. Comment ne pas comprendre qu’ils se sentent en veine de protester contre ce qui leur est imposé comme une fatalité ? Ils en ont assez de devoir s’adapter à un discours qui ne les valorise en rien. 
M. B. 

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