Rubrique
Soit dit en passant

Les avis qui enflent avec la distance !

Publié par Malika Boussouf
le 22.01.2020 , 11h00
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A chacun de penser sa vie librement et de la conduire sans que quiconque  ait à intervenir pour en contrarier la trajectoire ! On n’est pas tous obligés de faire pareil, de calquer son comportement sur celui du voisin et encore moins de s’opposer, de façon brutale, à ceux qui pensent différemment. Mais on serait juste mieux inspiré de ne pas prétendre être le mieux placé pour comprendre ce qui se passe, voire plus armé pour ne pas douter de ce qui est en train de s’organiser ou mieux autorisé que d’autres à imposer un point de vue, sachant que ce dernier n’est pas destiné à plaire à tout le monde. Donner oui, imposer non ! A chacun sa vérité. Loin de moi l’intention de faire le procès de quiconque regarde les choses s’accomplir de l’extérieur tout en encourageant  ceux qui, à l’intérieur, donnent de la voix à en faire davantage. Chacun a ses raisons propres qui le poussent à se comporter comme il le fait. Ce que je n’aime pas m’entendre dire, par contre, c’est ce que je dois faire et que je ne fais pas assez bien. Comme je n’aime pas ceux qui ont tendance à se poser comme les victimes qui ont fui un système qui les a empêchées de vivre décemment et surtout librement dans leur pays. 
En attendant de revenir, plus tard, sur ce qui pousse les Algériens à s’exiler, j’avais envie d’évoquer ceux qui évoluent aisément de l’autre côté de la mer et dictent aux autres de tenir bon ! 
Dans une espèce de mea-culpa qui n’en était pas vraiment, j’ai parcouru il y a peu les aveux d’un Algérien admirateur du Hirak sans y avoir jamais participé. Depuis le début du mouvement du 22 février 2019, bien des Algériens en exil se sont précipités à Alger pour goûter à l’ivresse d’en être, de battre le pavé avec leurs compatriotes. D’autres se sont promis de le faire, mais il faut croire que la ferveur n’a pas été assez forte pour les pousser à la traversée. 
Comportement bien plus récurrent qu’on le croirait. Lorsque durant la décennie rouge, les terroristes égorgeaient à tour de bras, il s’en trouvait  toujours qui, bien à l’abri, recommandaient fiévreusement de résister, parce que le triomphe de la démocratie en dépendait. J’ai bien dit, à l’abri !
M. B.

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