Rubrique
Soit dit en passant

Limogeages en cascade !

Publié par Malika Boussouf
le 23.09.2018 , 11h00
2772 lectures
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en haut lieu, on n’y va pas de main morte. L’ère des disgrâces revient en force, illustrée par des limogeages qui vont bon train et voilà que l’on punit à tour de bras ! Même si les représailles, médiatisées à souhait, ne sont pas toutes motivées par les mêmes raisons, elles sont, quand même, là, qui signifient sévèrement à la personne à laquelle elles s’appliquent qu’elle n’est plus en odeur de sainteté auprès d’un système qui ne se montre complaisant et protecteur que si, à un instant T, il est flatté et servi comme il l’entend. A croire qu’il y a une saison pour pénaliser et une autre pour adouber. Chez les mauvaises langues, on parle d’abandons évidents, de renoncement brutal à parrainer un profil que l’on savait pourtant déjà moins méritant qu’un autre et d’appuis qui perdent de leur vigueur au regard d’orientations nouvelles. L’urgence d’un changement génère une armée de boucs émissaires. Les lampistes ne manquent pas. Mais dans pareil cas, personne n’est tenté de se ranger aux côtés d’individus qui n’ont pas plus réfléchi avant de composer avec un système qui, non seulement les punit, mais qui, en le faisant, gagne sur tous les tableaux, en prenant à témoin une opinion publique en mal de coupables. Surtout lorsque ces derniers ont fait montre de mépris à son égard. Il arrive même que cette dernière se délecte à l’idée de rejoindre le lynchage en règle. Lorsque les officines chargées de calmer le jeu se mettent au travail, elles appliquent la consigne qui dicte de relever de leur fonction quelques responsables qui n’ont pas su se montrer plus convaincants au cours de leur mission. Comme on court aussi se débarrasser de celui dont on sait qu’il n’a plus les reins assez solides. De quoi mieux expliquer la tendance à gérer ses propres intérêts lorsque l’on est à un poste qui en donne les moyens plutôt qu’à servir la communauté. Il fut un temps où l’on dépendait des éclairages de l’APS, Algérie Presse Service, pour confirmer une information. Aujourd’hui, la même agence de presse traîne des pieds, bousculée par la cadence imposée par les réseaux sociaux qui servent les choses en direct.
M. B.

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires

(*) Période 30 derniers jours

1

Actualités 11:00 | 20-02-2019

CRITIQUÉ POUR SON SOUTIEN À ALI GHEDIRI
Mokrane Aït Larbi s’explique

Le soutien qu’apporte le célèbre avocat Mokrane Aït Larbi à la candidature de l’ancien général-major Ali Ghediri a généré des critiques, mais

2

Actualités 11:00 | 20-02-2019

CANDIDATURE DE BOUTEFLIKA
La France officielle consent

La France aux commandes a pris acte sans réserve de la candidature de Bouteflika. Une option à laquelle elle était déjà préparée alors que des critiques particulièrement virulentes sont émises dans les milieux médiatiques et les faiseurs d’opinions. A Alger, le personnel diplomatique en place scrute à la loupe les nouveaux