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Soit dit en passant

On ne compte plus ceux qui ont failli

Publié par Malika Boussouf
le 18.11.2021 , 11h00
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Plus de deux semaines que les intempéries font des victimes et menacent d’en faire d’autres, mais que rien de substantiel n’est entrepris pour y remédier. «Normal», clame-t-on ici et là. On ne s’implique plus. Surtout là où les présidents d’APC ne sont plus autorisés à se représenter ou ont été relevés de leurs fonctions pour avoir failli à leur mission. Et ils sont rares ceux qui se seront impliqués sérieusement dans la vie de la cité. Un prétexte est toujours trouvé par ceux des élus qui refusent de lâcher prise ou par des voix qui s’élèvent pour soutenir leur reconduction aux affaires. Les premiers et les seconds remettent en cause les blocages et le peu de prérogatives qu’auraient les maires. Celles qui leur permettraient de mieux cerner la demande citoyenne et mieux gérer les affaires de leurs localités respectives. Tayeb Zitouni, le SG du RND et ancien maire d’Alger-Centre, qui est donc passé par là, affirme en savoir quelque chose. Voilà pourquoi il plaide pour des pouvoirs concrets. À l’écouter, on aurait presque envie de partager les frustrations que vivraient les élus locaux, auxquels on ne concéderait aucune possibilité réelle d’intervenir sur le terrain. En écoutant un chef de parti dédouaner la fonction et aider les siens à investir les lieux, on lui envierait presque son sang-froid. La dérision est de taille et le moins que l’on puisse dire, à propos d’interventions du genre, c’est que leur auteur ne manque pas de souffle. Mais ce n’est pas nouveau. L’un de ses successeurs a développé le même discours et réclamé plus de pouvoirs. Il ne fait aucun doute qu’un maire qui s’engage à servir ses électeurs et ne peut pas concrétiser ses promesses a raison de s’en expliquer auprès de l’opinion publique. Tous n’ont pas regardé ailleurs, une fois élus. En mars dernier, dans un article publié par le Soir d’Algérie, sous le titre «Sale temps pour les maires», Abla Cherif revenait sur la série de poursuites judiciaires contre des responsables locaux  pour dilapidation, abus de biens sociaux, détournement de biens publics et autres motifs de corruption. On connaît le sort fait à certains. Que sont devenus les autres ?  
M. B.

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