Rubrique
Soit dit en passant

Parmi les trajectoires, celles que l’on bafoue !

Publié par Malika Boussouf
le 10.11.2018 , 11h00
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Lorsque l’on regarde les hommages que l’on rend ailleurs à ses artistes et autres hommes et femmes de lettres, on pense inévitablement et bien tristement aux nôtres. A ceux qui, au plus mal, nous quittent discrètement. Sur la pointe des pieds. En toute dignité. Sans avoir rien demandé, dans un silence lourd de sens et une indifférence qui, de leur vivant, aura déjà entouré leur notoriété. Il y aurait tellement à dire sur la culture au rabais que l’on nous inflige au quotidien dans cette logique implacable qui voudrait nous convaincre qu’il n’y aurait rien d’autre à offrir ou même à vendre aux citoyens que nous sommes.  
En rédigeant le billet «Maintenant ils peuvent venir», j’ai inévitablement pensé aux salles de cinéma et à tous ces autres lieux de cultures qui font l’histoire de notre patrimoine. De belles salles de spectacles livrées à la casse et abandonnées intentionnellement à un genre pas vraiment nouveau de prédateurs. 
A croire que le laisser-aller pratiqué par tous les ministres de la Culture qui se sont succédé  a pour but de nous confiner chez nous. Pour mieux nous imposer, pas ce qu’il y aurait de mieux à apprendre d’elle,  mais le rebut de la culture moyen-orientale. Tout ce qui gît au fond du panier et concourt au délitement d’un héritage digne du nom. Il faut dire que, chez nous, tout retard a le mérite de ne jamais déranger le rythme imposé par ces forces avant tout locales qui n’ont aucun intérêt à guérir le pays de l’ambiance délétère qui fait fuir nos compétences. 
Des films de la valeur d’un Maintenant  ils peuvent venir, et il n’en manque pas, n’ont pas l’occasion, faute de lieux adaptés, d’être projetés au public. 
On sait surtout que, sans moyens, sans encouragement et sans liberté d’entreprendre, leurs auteurs iront s’épanouir et offrir, au nom d’un art, heureusement  universel, leurs talents à des entités qui en font bon usage. 
Un couple d’amis réfléchit de plus en plus sérieusement à s’expatrier. Ils avaient une maison en construction, voilà qu’ils ne pensent plus qu’à tout vendre pour se donner les moyens de redémarrer leur vie ailleurs. Une saignée qui continue.
M. B.

 

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