Rubrique
Soit dit en passant

Quand la culture aide à résister !

Publié par Malika Boussouf
le 06.12.2018 , 11h00
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Il clôturait son exposition à El-Achour, dans la banlieue d’Alger, tandis qu’à Riadh El-Feth, le coup d’envoi était donné au Festival international du cinéma d’Alger (Fica). C’est de Larbi Arezki, l’artiste aux talents multiples, que je parle et sur lequel je me propose de revenir pour dire la force d’un engagement en faveur de l’art sous toutes les formes et tous les tons qui lui sont naturellement réservés. 
La 9e édition du Fica, qui bat son plein et pour la réussite de laquelle la commissaire Zehira Yahi ne ménage aucun effort, suscite un intérêt d’un autre genre. 
Faire en sorte qu’un rendez-vous annuel, toujours très attendu, garde la compétence qui lui est fortement reconnue mérite bien des louanges.    Il n’arrive pas souvent que des manifestations culturelles de bonne qualité se chevauchent au point d’embarrasser les amateurs en mal de son et d’images. Lorsqu’elles le font, on s’en réjouit dans un sourire qui illustre un pan d’espoir comblé, même s’il n’en dit pas assez sur l’élégance de ces moments souvent trahis que le talent entretient et auquel il donne quelques assurances sur le fait qu’il ait encore de beaux jours devant lui. Si la culture dont les promesses sont, hélas, rarement fêtées comme elles le devraient, ne connaît pas d’épanouissement à la hauteur du souffle qu’elle nous offre et si elle n’a jamais droit à une quelconque reconnaissance,  la responsabilité du délaissement n’incombe pas à ceux qui, à notre grand bonheur, en gardent encore pas mal sous leurs pieds. 
Le monde de l’art a ses propres fossoyeurs. Il y a les anciens et il y a les nouveaux. Des intégristes religieux d’une trempe plus agressive qui veillent à ce que l’on ne suggère rien qui contredise des codes imposés par eux comme une ligne rouge à ne pas dépasser. 
Toute création qui s’opposerait au monde étriqué anobli par les porteurs de l’ignorance qui prolifèrent face aux désertions et à la démission d’un système en retrait est comptabilisée par eux comme un acte inadmissible. 
S’interroger sans complaisance, pour le bien-être d’un pays qui renonce à revendiquer sa culture, sur le fait que l’on s’y félicite de ce qui se crée ailleurs.
M. B.

 

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