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Soit dit en passant

Rahmet Rabbi, le retour ?

Publié par Malika Boussouf
le 07.02.2019 , 11h00
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Pourquoi pas, maintenant qu’il en est question au niveau de l’APN et que le ministre du Commerce lui-même attend du Conseil d’Etat qu’il tranche sur les hypothétiques bienfaits dudit complément alimentaire recommandé comme produit miracle ? Une espèce de recette qui avait fait couler pas mal d’encre. 
Elle avait non seulement bénéficié d’une publicité mensongère mais également été adoubée par un ministre de la Santé acquis aux talents du «savant».
 Le bonimenteur, qui ne doutait de rien, avait même affirmé avoir refusé le prix Nobel. C’était avant que sa trouvaille ne soit interdite à la vente. Mais, il faut croire que «l’inventeur» avait raison de ne pas lâcher le morceau. Il doit un peu mieux connaître le profil du personnel chargé d’approuver les «travaux de recherche» du genre et de donner le droit d’exercer à ceux qui contribuent de la sorte à faire évoluer un système de santé qui peine à sortir du lot. Entre les charlatans qui assurent qu’ils ont la science infuse pour guérir ce qui n’a pas encore pu l’être par la médecine moderne, les exorcistes qui prétendent combattre le mal en rouant de coups la personne possédée par un mal qu’aucun bilan n’a pu diagnostiquer, ceux qui chassent les djinns à l’aide d’une machine de leur invention, les apothicaires qui s’en mettent plein les poches en proposant des potions placebos attestées miraculeuses par des cobayes sous emprise qui jurent sur les forces surnaturelles qui règneraient sur le monde que l’escroc qui les a guéris dispose d’une force incomparable qui l’aide à intervenir là où la science échoue ! Le bouche-à-oreille est là pour faire le reste. Des escrocs conscients de la crédulité de clients prêts à tout pour aller mieux se réveillent un matin avec l’idée de soigner autrement. 
A la façon qu’ils prétendront, héritée d’aïeux ayant auparavant pratiqué la méthode miracle, puisée dans des recettes séculaires et adaptée selon les attentes. Tuer, tout en affirmant que si le malade a succombé malgré les soins, c’est que son heure est arrivée et qu’il n’est pas permis de contester une volonté suprême. Et la famille de la victime avalera la formule sans en douter une seconde. 
M. B.

 

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