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Soit dit en passant

Recycler les profils pour se prémunir !

Publié par Malika Boussouf
le 25.01.2020 , 11h00
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Sacré nom de Dieu ! Quand ceux qui prétendent vouloir du bien au pays se décideront-ils à nous débarrasser de ces recycleurs de profils toujours à l’affût d’une alliance ? Qui est l’allié et qui est l’adversaire et sur quoi se base-t-on pour délivrer un blanc-seing à l’un ou à l’autre ? Comment choisit-on ceux avec lesquels on voudrait aller de l’avant ou même régresser quand rien ne dit que l’on viendra à bout de ce que l’on a décidé d’accomplir ?  Chaque ministre nouvellement nommé arrive avec pour bagages une cohorte de fidèles. Des cadres, ou pas besoin qu’ils le soient, à installer à des postes déjà occupés par d’autres, pourtant compétents, qui remplissent parfaitement leur mission et gèrent leur cahier des charges de façon irréprochable. Mais de ceux-là, nul ne se soucie. Parce qu’en Algérie, les choses se passent ainsi. Le turnover dont il serait aisé d’apprécier les victimes ne se préoccupe pas des aptitudes qui se perdent, de ceux que l’on met à la marge pour satisfaire les ambitions de proches dont on se sera assuré de la fidélité. 
On devrait, pourtant, faire obligation aux hauts fonctionnaires de ne pas toucher, en arrivant, à ce qui existe déjà et empêche le secteur de sombrer au profit d’autres clientèles. Sans démagogie aucune, l’administration regorge de profils enviables dont le plan de carrière ne connaît jamais d’évolution et reste tristement le même parce que les promotions sont réservées. Destinées à d’autres, souvent sans compétence particulière qui justifie leur nomination à un poste particulier. 
Des individus qui n’ont aucune des qualités indispensables pour prendre la relève et qui vont le vider de sa raison d’être. Voilà pourquoi, plutôt que de passer son temps à accuser l’extérieur de travailler à maintenir le pays dans un état de dépendance, c’est à ceux qui le coulent de l’intérieur qu’il faudrait faire la chasse. L’instabilité entretenue volontairement, et qui fragilise dangereusement les institutions, est devenue la marque de fabrique de toute force qui ne craint pas de naviguer à vue. Les discriminations, elles, sont d’une telle sévérité que les sentences qui les renforcent sont stupéfiantes. 
M. B.

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