Rubrique
Soit dit en passant

Régler son pas sur celui de la rue !

Publié par Malika Boussouf
le 12.09.2019 , 11h00
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La transformation est irréversible ! Plus vite on se sera fait une raison à ce sujet en haut lieu, mieux ça ira pour tout le monde. Même si les arrestations pour corruption et autres détournements de biens publics ou d’abus de biens sociaux se sont calmés, aucun des millions d’Algériens qui occupent régulièrement la rue et même ceux qui suivent les évènement à partir des chaînes de télévision et autres réseaux sociaux qui couvrent les marches hebdomadaires n’ignore que beaucoup reste à faire pour panser les blessures du pays. 
Toute une nation dépouillée par un groupe dont une partie a été envoyée à confesse quand l’autre a pris la fuite par crainte de s’expliquer ou d’aller rejoindre  en prison ceux parmi les complices/associés d’hier qui ne se  seraient jamais doutés que d’anciens alliés les livreraient, un jour, à la justice et qui, parce qu’ils ne les ont pas vu venir, n’ont pas eu le temps de se mettre à l’abri ! 
Je me souviens du limogeage, il y a quelques mois, du wali de Blida. Cela remonte au temps où Bouteflika et son entourage immédiat régnaient sur le pays comme sur un bien personnel et sur ses occupants comme sur des sujets à peine tolérés et tout juste autorisés à applaudir. Comme les Algériens étaient peu habitués à ce genre de limogeages, l’affaire avait fait grand bruit. Je me souviens, aussi, que parmi les gens sortis manifester leur grande satisfaction, voire leur reconnaissance à l’autorité qui venait de prendre cette mesure, d’aucuns en avaient conclu que le président de la République avait fini par ne plus admettre la mauvaise gestion et l’humiliation infligée à ses administrés par le premier responsable de la localité. Notamment, lorsque des cas de choléra avaient, alors, risqué de pousser à l’émeute les familles atteintes par ce mal et celles qui craignaient la contagion.
 D’ordinaire, lorsque les gens, en mal d’équité, réclament justice et attention de la part d’une autorité censée calmer leur désarroi, ils sortent dire leur colère et donnent de la voix  sans se faire trop d’illusions. Et ils dénoncent les abus en attendant de réclamer fermement le rapatriement des milliards détournés.     
M. B. 

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