Rubrique
Soit dit en passant

Vilain penchant pour l’enfumage !

Publié par Malika Boussouf
le 16.11.2019 , 11h00
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Nous voilà, désormais, invités par ces snipers, anciens promoteurs-associés d’opérations mains propres et de l’assainissement à tout-va, à faire écho aux révélations qui pleuvent et à partager les cris d’orfraie d’initiateurs de la vilaine démarche qui, entre- temps, s’en seront mis plein les poches. Comment ne pas désapprouver le recours systématique à la matraque, à la moindre proposition contraire ? J’ai, récemment, entendu un photographe parler de «monde épileptique». 
L’expression, qui reflétait une situation propre à la réflexion à laquelle il participait, aurait pu correspondre à ce que nous traversons actuellement en Algérie et donc nous intéresser en ces temps de profond malaise. Au moment précis où le reporter-photographe en parlait, le qualificatif «épileptique» prenait, pourtant, un sens révélateur. Restait à savoir à qui l’attribuer. 
Aux forces de l’ordre chargées de réprimer les manifestants, aux magistrats qui libèrent au compte-gouttes et enferment à tour de bras, ou aux marcheurs fiévreux, porteurs d’espoir et d’ambition et qui ne se lassent plus de battre le pavé pour se faire entendre lorsqu’ils réclament que leur soient remises les rênes d’une cité en mal de compétences et d’engagement ? Pas un de ceux qui sont incarcérés pour avoir «porté atteinte à l’unité nationale» n’a cassé, saccagé, brûlé ou agressé. Et même si cela était, cela ne justifierait pas que l’on ait recours à la violence, que l’on réprime de façon aussi disproportionnée le mécontentement exprimé à l’unisson.  
Flatter les bas instincts de dirigeants qui n’acceptent pas la liberté de ton de millions de citoyens et dont le mode de gouvernance jure avec les vœux exprimés par la rue au fil des semaines ne figure pas au programme de celles et ceux qui, dans une action en totale rupture, redessinent depuis 9 mois la trajectoire qu’ils aimeraient imprimer au pays.
La rue a recensé tous les traitements palliatifs dont elle ne veut pas et campe sur sa redéfinition du vivre- autrement. Entre les Algériens opposés aux offres d’ersatz de démocratie et les serviteurs d’un système qui refuse de rendre le tablier, ça ne va pas aller mieux.
M. B.

 

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