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Soit dit en passant

Vivre hors du temps !

Publié par Malika Boussouf
le 09.08.2018 , 11h00
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Sa tête n’est pas là. Elle est ailleurs. C’est tout le drame de sa vie ! Tournée vers ce monde intérieur dont on ne sait pas de quoi il peut bien être fait. C’est vrai qu’à les regarder assises là, couvertes de la tête aux pieds, toutes de noir vêtues, consignées au milieu d’un nulle part supposé être un lieu de détente pour elles, on se demande jusqu’où le méchant mâle dont elles auront consacré la domination poussera le bouchon, histoire de se sentir un peu plus viril qu’à l’ordinaire. 
Des suggestions dignes de Machiavels contemporains et des hommes qui exultent tout en diversifiant les interdits. Mais surtout ce qui devient de plus en plus intolérable, c’est cette aisance à trouver preneur. Plus la morale gagne en férocité, plus les victimes se refusent à la déconstruire pour mieux la voir sous sa vraie nature. Même lorsqu’elles sont déposées là comme de vulgaires paquets, elles ne bronchent pas. 
De la viande sur pied que l’on soustrait au regard d’autrui, mais qui ne renseigne pas moins sur ce dont un homme autoproclamé maître est capable à leur égard. Tant de pécheresses à punir ! 
Tant d’âmes égarées vouées aux gémonies, par quelques mauvais génies inspirés par des recommandations farfelues, à réprimer pour tuer leur pouvoir de séduction et ce qu’elles sont supposées générer comme tentations.            Les victimes volontaires ou impuissantes à se sortir de leur enfer se plaisent parfois à croire qu’elles sont à l’air libre tout en ayant le privilège de rester détachées d’un extérieur infréquentable. Je sais que je ne suis pas la seule à me sentir mal à l’aise face à ces tableaux  invraisemblables ! Mais allez expliquer, à celles qui consentent à se laisser maltraiter, qu’il ne tiendrait qu’à elles de respirer mieux dans un monde qui combat l’asservissement au nom de la liberté. Beaucoup de femmes qui, pour des raisons différentes, optent pour un enfermement similaire ne se révolteront pas. Quelqu’un, un jour, leur a enseigné de ne pas aimer cet univers qui dicte de se défaire d’une soumission qui travaille à les anéantir et à saper leurs rêves. 
Un renoncement qui dicte le retrait et cultive le rejet et la négation de l’autre. 
M. B.

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