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Plusieurs joueurs partiront à la retraite internationale Ce qui attend Belmadi

Publié par Mohamed Bouchama
le 21.07.2019 , 11h00
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La CAN-2019 est terminée. L’Algérie a accroché sa seconde étoile, 29 ans après le sacre d’Alger. Un titre qui ne doit pas faire oublier l’essentiel aux Algériens. Si ce second trophée continental va meubler la vitrine de la FAF, le groupe Algérie va devoir se passer de quelques-uns de ses fidèles lieutenants.
Halliche, Guedioura, Slimani, Doukha et M’Bolhi vont devoir tourner la page. La Coupe d’Afrique des Nations d’Egypte devrait constituer la dernière étape de leur carrière internationale entamée, pour la plupart, il y a un peu plus de 9 ans. Un vécu durant lequel ces champions ont tout connu : déceptions et joies, humiliations et gloires. A plus de 30 ans, ce quintet ne devrait plus survivre au changement que Djamel Belmadi devra entamer au lendemain du sacre d’Egypte-2019. Un départ qui ne devrait pas se faire sans dommages, tellement la succession à certains postes, celui de gardien de but en particulier, sera difficile à assurer. En effet, Doukha et M’Bolhi partis, l’EN se retrouvera avec un seul rescapé, Alexandre Oukidja, Belmadi devrait reprendre sa prospection. En Algérie et ailleurs. Depuis qu’il a pris en main la sélection nationale, Belmadi a déjà eu à composer avec certains gardiens de la Ligue 1 Mobilis. Il a fait appel au gardien de la JS Kabylie, Abdelkader Salhi, à celui du NA Hussein-Dey, Gaya Merbah, nouvellement sociétaire du CR Belouizdad, et à Mustapha Zeghba, qui a quitté l’ES Sétif pour le club saoudien d’El-Wihda. Ce sont les potentiels candidats à la succession de Doukha et M’Bolhi. Un trio qui a un certain vécu dans les compétitions africaines interclubs. Ce trio pourrait être concurrencé par d’autres gardiens issus du Championnat national à l’exemple du portier du MC Alger, Farid Chaâl, qui faisait partie de l’EN U23 et qui a pris part aux JO-2016. Ce sont les principales «cibles» pour saisir les deux places en jeu. Pour la retraite de Halliche et Guedioura, qui disputaient en Egypte leur quatrième phase finale, Belmadi ne devrait, par contre, pas trouver de nombreuses et bonnes solutions tellement ces deux postes restent dépourvus de talents qui crèvent l’écran. Si bien que lors de la CAN-2019, il a dû composer avec un réservoir qu’on pensait définitivement oublié. Le rappel de Halliche et de Benlamri en est cette preuve que dans l’axe, l’équipe d’Algérie a un terrible manque. Rares sont les défenseurs algériens évoluant en Algérie et à l’étranger qui ont réussi à émerger au sein de la sélection. Par un passé récent, les différents sélectionneurs ont mis à l’essai Ilias Hassani, qui évolue actuellement au Qatar (Al-Gharafa), mais ses passages en sélection n’ont pas été fameux. En Algérie, des pistes existent. Nous pourrons citer les axiaux du CSC et du Paradou AC, Islam Chahrour et Tarek Bouabta. Ce sont deux joueurs qui ont atteint la trentaine et ont eu la particularité d’avoir évolué ensemble chez les PAC. L’expérience du premier nommé se résume à une participation à la LDC avec le CSC alors que le Paciste vivra sa première aventure internationale à partir du mois prochain, lorsque le Paradou AC sera appelé à disputer la Coupe de la CAF. Faut-il oublier le roc de l’ES Sétif qui vient d’opter pour l’ES Tunis, Bedrane, et que Belmadi comptait dans ses effectifs durant les stages et compétitions qui ont précédé ce tournoi africain au même titre que Chetti (ES Tunis), Ferhani (JSK) et le jeune Loucif (PAC). Ils devraient probablement se voir accorder une chance d’accompagner Tahrat, Mandi, Bensebaïni et Benlamri durant les prochaines campagnes programmées à partir du mois de septembre. Au milieu, pour combler le départ de Guedioura à la retraite, Belmadi pourra compter sur les éléments qu’il a emmenés en Egypte (Abeid, Boudaoui et Bennacer) et ceux recalés pour diverses raisons (Chita, Benkhemassa, Ferhat et Belkebla) mais également sur quelques pépites espérées à l’exemple de Houssam Aouar et Rafik Guitane, qui devraient se décider très prochainement quant à leur nationalité sportive. Pour l’attaque, enfin, même si le départ de Slimani à la retraite internationale n’est pas à l’ordre du jour, le buteur actuel de la sélection devant d’abord se consacrer à gérer son avenir en club, le sélectionneur national a davantage de solutions et il est difficile de dire qui pourrait s’installer durablement au sein de l’ossature de la sélection. Ceux qui ont fait la campagne égyptienne sont, pour la plupart, encore opérationnels. Nous pensons à Belaïli, Mahrez, Bounedjah, Ounas, Delort et autre Brahimi qui font partie du noyau dur sur lequel Belmadi bâtira son équipe pour les qualifications à la CAN-2021 et au Mondial-2022. Des renforts dans ce compartiment sont prévus. Localement, nous pensons particulièrement à Zakaria Naïdji, le buteur du dernier challenge. C’est la principale nouveauté qui pourrait apparaître dans les prochaines listes de Djamel Belmadi, à l’occasion des tests amicaux d’octobre prochain, suivis de la première journée des qualifications à la CAN-2021, programmée au mois de novembre.
M. B.

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