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Au lendemain de l’éclatant succès des Verts, en amical, contre la Colombie à Lille (France) La longue marche vers le sommet se poursuit !

Publié par Mohamed Bouchama
le 17.10.2019 , 11h00
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Les champions d’Afrique maintiennent leur progression et pressent vers le haut. Mardi soir, à Lille, dans une ambiance de feu, les Verts ont atomisé les «Cafeteros», réduits à subir les assauts répétés de Mahrez et compagnie.
L’Algérie progresse, et c’est tant mieux. C’est l’un des rares motifs de satisfaction en ces temps qui courent, bien entendu avec ce Hirak qui annonce un avenir meilleur pour les Algériens. Une sélection nationale de football qui, paradoxe ou pas, ne reflète pas le vrai niveau d’une pratique démantelée par les fossoyeurs. Sans stades pouvant accueillir ses matchs, et ceux de toute l’élite professionnelle, et malgré tant de vices d’un monde différent, gagné par la corruption et la triche, l’Algérie continue à gagner. A briller en joignant l’art et la manière. C’est vrai que la Colombie de ce mardi 15 octobre souffrait de l’absence de ses meilleurs atouts. C’est vrai aussi que cette joute n’était qu’amicale mais il est tout aussi vrai que les hommes de Belmadi ont mis suffisamment de cœur et de génie pour éclabousser une équipe perchée à la 9e place du classement Fifa. Ce n’est pas rien pour un champion d’Afrique qui peut, selon les observateurs, fans et même détracteurs, rivaliser avec les plus durs des adversaires. Qui veut se frotter à toutes ses nations dites de football. Belmadi, en fin de match, ne se lassera pas de le rappeler, adressant un message sans équivoque à toutes ces grandes équipes pour venir voir de quoi se chauffe sa team. «On veut jouer contre les meilleurs pour devenir encore meilleurs», a-t-il d’abord indiqué aux médias présents, ébahis par tant d’assurance d’un ensemble algérien qui n’a pas été brillant sur le plan du jeu mais qui aura eu suffisamment de cran et de clairvoyance pour déstabiliser les Tricolors de Queiroz, lui-même subjugué par tant d’énergie déployée par un adversaire qu’il voulait affronter certainement pour prouver que la victoire de l’Iran, dont il était le sélectionneur lors du Mondial-2018, face à la sélection algérienne drivée alors (en mars 2018) par Rabah Madjer, n’était pas usurpée, volée. Désormais, Queiroz et beaucoup d’autres sélectionneurs des cinq continents vont s’essayer à la sauce mijotée par Djamel Belmadi et ses troupes. «On a sûrement une nation qui commence à compter au niveau mondial, mais il faut encore se frotter à de grosses nations et ne pas oublier notre spécificité, jouer en Afrique», rappelle pourtant Belmadi qui pense qu’il faut d’abord se qualifier pour ensuite évoquer ces confrontations si spéciales face aux grosses cylindrées.

L’ambition ira crescendo
Djamel Belmadi, qui dit ne craindre personne, pense qu’une confrontation face à la France ne sera pas de refus. «Jouer les champions du monde on le veut et je vous garantis qu’en Algérie, tout se passera bien, en espérant avoir des stades livrés», fait-il savoir. Lui qui continue de croire que son équipe n’est pas totalement affûtée pour s’afficher en vrai leader du football africain. «Il nous reste beaucoup de travail, on veut progresser, le deal que j’ai avec les joueurs, c’est de progresser, de se dépasser, on est très loin d’être parfaits», admet le sélectionneur algérien qui fait remarquer qu’il n’y a plus de petites équipes. Une belle philosophie avant d’engager les qualifications, le mois prochain. «Il faut que l’on se qualifie à la Coupe du monde, et cela passe par l’Afrique, pas plus tard qu’hier, le Botswana a accroché l’Egypte, il n’y a plus de petites équipes », rappelle Belmadi admiratif devant la prestation de ses joueurs face à l’équipe colombienne. Des joueurs qu’il continue à défendre en mesurant leur marge de progression sous sa coupe. «On a réussi à bloquer les automatismes des Colombiens et on a travaillé pour annihiler leurs points forts. C’est le genre de choses sur lesquelles on travaille», fait-il remarquer encore. A quelques semaines des premiers rendez-vous officiels contre la Zambie et le Botswana, en qualifications de la CAN-2021, les Verts doivent surtout redescendre de leurs nuages et se rappeler qu’un test international gagné face à un adversaire aussi huilé et aussi réputé que la Colombie ne change rien à la donne africaine. Un continent où il est difficile d’établir les valeurs sur de simples coups d’éclat qui, tout compte fait, peuvent se retourner contre leurs auteurs. Les champions d’Afrique le savent. Ils doivent s’habituer à gagner. A se faire plaisir et faire plaisir à leurs supporters.
M. B.

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